Euro2016-La ville de Nice veut utiliser la reconnaissance faciale

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    PARIS, 15 avril (Reuters) - La ville de Nice a demandé au 
gouvernement l'autorisation d'expérimenter la reconnaissance 
faciale sur les caméras de la voie publique pour sécuriser la 
"fan zone" lors de l'Euro 2016 de football, a annoncé vendredi 
le maire Christian Estrosi. 
    Dans un contexte marqué par la menace terroriste, la 
sécurité de la compétition qui se déroulera en France du 10 juin 
au 10 juillet est au coeur des préoccupations, en particulier 
pour les "fan zones" qui réuniront des milliers de supporters 
dans les dix villes hôtes.     
    "Le système innovant peut-être opérationnel tout de suite. 
Nous avons travaillé depuis plusieurs mois avec nos services et 
des sociétés. Puisque la France est en guerre, j'ai demandé à 
Manuel Valls de nous donner le feu vert", a dit vendredi le 
maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi.  
    Selon lui, cette technologie permet de détecter rapidement 
des personnes recherchées, même si leur visage est masqué par 
une casquette ou des lunettes.    
    Ce dispositif présenté vendredi à la presse au Centre de 
supervision urbain de Nice n'est pas encore opérationnel, car la 
législation française actuelle n'autorise pas son utilisation 
dans ces conditions.  
    La mise à disposition de la police municipale de fichiers de 
personnes recherchées fait débat et la Commission nationale de 
l'informatique et liberté (Cnil) se montre réservée sur la 
reconnaissance faciale, jugeant que "son caractère intrusif est 
croissant puisque la liberté d'aller et venir anonymement 
pourrait être remise en cause".  
    Mais pour Christian Estrosi ce système, qui "peut permettre 
d'identifier des Ben Laden ou des Abdeslam en puissance", n'est 
pas liberticide. Il souhaiterait l'étendre à l'ensemble des 
1.257 caméras de la ville en cas d'accord de l'Etat.   
    Pour la seule "fan zone" de l'Euro, située au centre-ville, 
le coût s'élèvera à 400.000 euros pour 18 caméras.      
    L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle commencera à tester le 
mois prochain le contrôle par reconnaissance faciale. Un décret 
publié au début du mois autorise ce dispositif qui consiste à 
comparer les images de voyageurs franchissant des portiques de 
contrôle avec la photographie de leur passeport biométrique.     
    D'après la mairie de Nice, des aéroports brésiliens, mais 
aussi les polices de Chicago aux Etats-Unis et de Leicester au 
Royaume Uni, recourent déjà à des systèmes comparables.  
 
 (Matthias Galante, édité par Myriam Rivet et Yves Clarisse) 
 
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