Euro2016: la France sera prête à temps, juge l'UEFA

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L?UEFA CONFIANTE SUR LES CAPACITÉS DE LA FRANCE À ÊTRE PRÊTE POUR L?EURO 2016
L?UEFA CONFIANTE SUR LES CAPACITÉS DE LA FRANCE À ÊTRE PRÊTE POUR L?EURO 2016

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'UEFA ne doute pas de la capacité de la France à réussir son Euro 2016, lancé officiellement mercredi et qui doit permettre au football français de faire un pas en avant en modernisant ses stades vieillissants.

La France organisera le tournoi pour la troisième fois, après 1960 -première édition de l'Euro- et 1984, année du premier de ses deux sacres européens.

"J'espère le même succès trente-deux après. C'est tout ce que je souhaite au football français", a déclaré le président de l'UEFA, Michel Platini, meilleur buteur de l'Euro 1984 avec les Bleus, en ouverture d'une cérémonie de présentation du logo officiel.

Trois décennies plus tard, la France doit profiter de l'Euro pour s'offrir des stades dignes des plus grands pays européens, ce qu'elle n'a pas réussi à faire lorsqu'elle a accueilli la Coupe du monde 1998.

Les travaux de rénovation en profondeur ont bien avancé à Marseille ou Saint-Etienne, Lille a son "Grand Stade" depuis un an et Nice aura le sien à l'automne. Mais tout n'est pas fini.

A Lens, le chantier de Félix-Bollaert devrait débuter en janvier prochain. Quant au Stade des Lumières de Lyon, grand projet du président Jean-Michel Aulas, il n'est pas attendu avant fin 2015, trente mois de travaux étant prévus.

L'OL a signé en février avec Vinci le contrat de ce projet de plus de 400 millions financé uniquement sur des fonds privés -50% par le groupe OL et 50% par endettement- une première en France.

"Je pense que tous les stades seront prêts. Lyon va se faire, Lens a l'air de se faire, je ne pense pas qu'il y aura de souci", a dit Michel Platini à la presse.

"Les stades, c'est ça qui est important pour le football français, avoir des infrastructures dignes de ce nom. Il y a des choses qui auraient dû être faites en 1998 qui ne l'ont pas été."

"RATTRAPER L'ALLEMAGNE"

La vétusté des enceintes françaises, leur manque de confort, l'absence quasi totale de commerces dans les stades et autour de ceux-ci est une des raisons fréquemment avancée par les clubs et leur syndicat, l'UCPF, pour expliquer leurs difficultés financières.

La France veut s'inspirer de l'Allemagne, qui a mis à profit la Coupe du monde 2006 pour refaire ses stades et où la moyenne de spectateurs en Bundesliga est supérieure à 37.000 personnes, contre un peu plus de 19.000 en Ligue 1 la saison passée.

"Aujourd'hui, la moyenne d'âge des stades est de 66 ans, ça remonte aux vélodromes!", a rappelé le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez.

"L'Euro 2016, c'est l'occasion rêvée pour donner un coup d'accélérateur à des projets qui dormaient dans les cartons. Je rappelle qu'on investit 1,7 milliard d'euros, que ce sont aussi des dizaines de milliers d'emplois", a-t-il souligné.

"On peut espérer, rêvons un peu, rattraper l'Allemagne."

Pour le reste, la France n'inspire aucune crainte à l'UEFA malgré son entrée en récession économique, qui pourrait faire peser un doute sur son investissement en vue du tournoi et susciter des protestations, comme c'est le cas au Brésil, hôte de la Coupe du monde 2014.

"On fait confiance à la France. On a organisé l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine, ça n'était pas facile. La situation n'est pas du tout comparable", a rappelé le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino.

"A part les stades, au niveau des infrastructures il n'y a besoin de rien."

Sur le plan purement sportif, l'Euro sera lancé le 23 février prochain à Nice, où sera effectué le tirage au sort des qualifications dont sortiront les 23 autres participants au tournoi prévu du 10 juin au 10 juillet 2016.

Edité par Gilles Trequesser

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