Euro: Yohan Cabaye dans la peau d'un cadre chez les Bleus

le
0
Euro: Yohan Cabaye dans la peau d'un cadre chez les Bleus
Euro: Yohan Cabaye dans la peau d'un cadre chez les Bleus

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Fort de son influence grandissante au sein de l'équipe de France, Yohan Cabaye se sent, sans vouloir l'avouer, de plus en plus dans la peau d'un élément important du dispositif français à l'approche de l'Euro.

Le milieu de terrain de Newcastle a réussi cette saison son entrée dans le football anglais, qu'il adore, et Laurent Blanc lui accorde une confiance grandissante en équipe de France.

"Ça fait deux saisons maintenant que je suis appelé régulièrement. Et cette saison, j'ai débuté plus de matches qu'auparavant (avec la sélection)", souligne l'ancien Lillois.

Depuis sa première cape en août 2010, Cabaye a engrangé neuf autres sélections et commence, à 26 ans, à avoir son mot à dire chez les Bleus.

Le sélectionneur a récemment vanté son "intelligence de jeu supérieure à la moyenne". Son profil de joueur lucide, sachant trouver la bonne solution au milieu, plaît à Laurent Blanc dans un secteur où les cartes ne sont pas encore toutes distribuées.

"J'aime bien avoir le ballon et délivrer les passes qui vont créer un décalage", analyse-t-il. "Je me sens en forme, je me suis préparé pour jouer. Maintenant, c'est à lui (Blanc) de décider", ajoute Cabaye, qui voit dans la victoire en Roumanie (2-0) en octobre 2010 le début de son ascension chez les Bleus.

"J'avais fait un bon début de saison en club. A partir de ce match, j'ai senti que j'avais progressé et que j'étais capable de jouer à ce niveau-là", raconte-t-il.

Désormais bien intégré dans le groupe, Yohan Cabaye se réjouit aussi du retour en équipe de France de Hatem Ben Arfa, son coéquipier à Newcastle, écarté de la sélection après une grave blessure il y a près de deux ans.

"Ce qui lui arrive est ultra mérité car il a beaucoup travaillé pour revenir", dit Cabaye, en insistant sur la plus grande maturité de son camarade.

"Il met maintenant son talent au service du collectif. Je ne le connaissais pas et je l'ai découvert à Newcastle. Ce n'est pas le Ben Arfa que décrivent les médias. C'est un plaisir de le côtoyer", ajoute-t-il.

Pascal Liétout, édité par Chrystel Boulet-Euchin

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant