Euro: Vicente del Bosque assume l'absence d'avant-centre

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Euro: Vicente del Bosque assume l'absence d'avant-centre
Euro: Vicente del Bosque assume l'absence d'avant-centre

par Iain Rogers

GNIEWINO, Pologne (Reuters) - Au lendemain du nul 1-1 contre l'Italie, le sélectionneur espagnol, Vicente del Bosque, a défendu son choix de débuter sans avant-centre de métier et laissé entendre qu'il pourrait s'y tenir pour le deuxième match, jeudi contre l'Irlande.

Les champions d'Europe et du monde en titre on eu besoin d'un but de Cesc Fabregas, installé dans un poste insolite d'attaquant dimanche, pour sauver un point face à l'Italie.

Del Bosque avait choisi de se passer de purs attaquants au coup d'envoi malgré la présence de trois avant-centres dans son groupe - Fernando Torres, Fernando Llorente et Alvaro Negredo.

La ligne offensive était composée de David Silva, Andres Iniesta et donc Fabregas, avec l'objectif, selon Vicente del Bosque, d'assurer une possession du ballon maximale.

Sur un terrain sec et face à une défense intelligente et très regroupée, l'option choisie n'a pas porté ses fruits.

Seul Iniesta, par ses accélérations, a semblé en mesure de déstabiliser les Italiens. Silva a produit un match moyen même s'il a servi Fabregas sur son but, juste avant de sortir.

Torres, entré en jeu à 15 minutes de la fin du match, lorsque celui-ci commençait à s'ouvrir un peu, a gâché deux belles occasions de but, prouvant une nouvelle fois que les 18 derniers mois très compliqués à Chelsea ont entamé son moral.

"Nous croyons beaucoup en ce que nous avons fait", a dit Del Bosque à la radio espagnole Cadena Ser.

"Nous avons trois attaquants fantastiques mais Cesc est aussi un bon attaquant. Il a un grand sang-froid avec le ballon, il combine bien avec tout le monde et il arrive se mettre en position de but."

"On a fait ce qu'on pensait être le mieux même s'il y avait un risque de se tromper. Nos joueurs sont très difficiles à contrôler et j'ai pensé que c'était le bon moment pour tenter ça."

ARAGONES PLAIDE POUR TORRES

Le choix tactique de Vicente del Bosque, qui voulait étirer une défense italienne renforcée par le milieu Daniele De Rossi, n'a pas convaincu son prédécesseur, Luis Aragones, champion d'Europe il y a quatre ans.

Dans un éditorial pour le quotidien sportif Marca lundi, Aragones dit avoir été surpris par la position de "faux attaquant axial" de Fabregas.

"Evidemment, je respecte la décision de l'entraîneur mais j'aurais joué avec un attaquant axial", écrit-il.

"En second période Torres (...) a trouvé des espaces et fait beaucoup de dégâts", ajoute-t-il.

Quoi qu'en pense Luis Aragones, l'Espagne pourrait se présenter dans la même configuration jeudi face à l'Irlande, battue 3-1 dimanche par la Croatie dans ce même groupe C.

"Il est possible que nous jouions de la même manière", a dit Del Bosque.

"Je n'exclus pas de mettre quelqu'un en pointe mais (jouer sans avant-centre) est une option."

"Je crois que nous avons les bons joueurs pour le faire, Silva, Fabregas et Iniesta, et je crois que ce sont des attaquants."

"En première période, les équipes sont généralement mieux organisées et il y a peu d'occasions en contre-attaque. Nous avons bien exploité les espaces (en seconde période) mais malheureusement on n'a pas converti nos occasions."

Gregory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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