Euro: Tomas Rosicky, le petit Mozart revient à la baguette

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Euro: Tomas Rosicky, le petit Mozart revient à la baguette
Euro: Tomas Rosicky, le petit Mozart revient à la baguette

par Michael Kahn

PRAGUE (Reuters) - Le rythme, c'est tout ce qu'il manquait à Tomas Rosicky, dont la carrière a été perturbée par des blessures récurrentes.

Son retour sur le devant de la scène ces derniers mois tombe donc à point nommé pour la République tchèque, en mal d'inspiration offensive au moment d'aborder l'Euro 2012.

Aujourd'hui, tout un pays retient son souffle, car Rosicky est à nouveau touché - au mollet - et une incertitude plane encore sur sa participation au tournoi.

Or le parcours de la sélection dépendra en grande partie du "petit Mozart", épaules frêles mais pieds redoutables, qui avait enfin pu enchaîner les matches avec Arsenal depuis février.

Magnifique contre le rival Tottenham ou contre le Milan AC en Ligue des champions, Rosicky est redevenu cet enchanteur à l'oeil aiguisé et à la technique pure qui avait fait les beaux jours du Borussia Dortmund, où son surnom lui fut donné.

"Certains joueurs seraient difficiles à remplacer", a dit à Reuters l'ancien milieu de terrain Vladimir Smicer, désormais manager général de l'équipe nationale.

"Si Rosicky se blessait, un élément important manquerait."

Le sélectionneur Michal Bilek mesure sans doute sa chance de voir revenir Rosicky, qui avait manqué l'Euro 2008 et dont les problèmes musculaires récurrents ont considérablement restreint les apparitions, en club comme avec la République tchèque.

NOUVELLE GÉNÉRATION

Depuis ses débuts en sélection, à 19 ans, le meneur de jeu a

inscrit 20 buts et l'équipe n'est pas du tout la même selon qu'elle joue avec ou sans lui.

Ce tournoi est en outre une des dernières occasions offertes à Rosicky, 31 ans, de briller sur la scène internationale.

Il est l'un des derniers membres de l'équipe demi-finaliste de l'Euro 2004 avec le gardien de Chelsea, Petr Cech, et l'avant-centre Milan Baros.

Si les Tchèques attendent beaucoup de Rosicky, si Cech a une nouvelle fois démontré cette saison qu'il était un des meilleurs portiers au monde, il n'en va pas de même pour Baros, dont les sorties suscitent au mieux le doute.

Le penalty inscrit en match de préparation contre Israël aura peut-être rassuré le meilleur buteur de l'Euro 2004 qui n'est quoi qu'il arrive pas menacé, aucun attaquant de calibre international n'ayant émergé.

La nouvelle génération est davantage incarnée par des milieux de terrain tels que Petr Jiracek, qui a tapé dans l'oeil des recruteurs du club allemand de Wolfsburg quand il a disputé la Ligue des champions avec Pilsen, ou Vladimir Darida.

Ces jeunes joueurs ont besoin d'un guide et à ce titre, une renaissance du chef d'orchestre Rosicky pourrait tout changer.

Gregory Blachier pour le service français, édité par Pascal Liétout

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