Euro: si forts que ça les Pays-Bas ?

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Euro: si forts que ça les Pays-Bas ?
Euro: si forts que ça les Pays-Bas ?

ROTTERDAM (Reuters) - Finalistes de la dernière Coupe du monde contre l'Espagne, les Pays-Bas arrivent à l'Euro dans un costume de favori, d'autant qu'ils disputeront la compétition avec la même équipe qu'il y a deux ans. A un joueur près.

Après la défaite de Johannesburg, Giovanni van Bronckhorst a pris sa retraite, laissant sa place sur le flanc gauche de la défense à Erik Pieters.

Si c'est une coïncidence, elle est troublante : depuis le départ de leur capitaine, les lignes arrière des "Oranje" sont comme désorganisées.

La campagne de qualification a tourné à la promenade de santé pour les Néerlandais, mais des lacunes défensives se sont fait jour lors de matches amicaux face à l'Allemagne (0-3) ou contre l'Angleterre, en février (3-2).

A Wembley, les Pays-Bas ont inexplicablement laissé revenir les Anglais alors qu'ils menaient 2-0 à cinq minutes de la fin et affrontaient une équipe décimée par les blessures.

Ce relâchement n'a prêté à aucune conséquence mais il n'en sera pas de même à l'Euro, où la tâche du sélectionneur Bert Van Marwijk sera d'autant plus compliquée que son équipe a encore hérité du groupe le plus dur du premier tour.

L'ATTAQUE À LA CLÉ

Au Mondial 2006 comme à l'Euro 2008, les Pays-Bas s'étaient sortis sans le moindre souci de groupes très relevés. Il y a quatre ans, ils avaient au passage fait la leçon à la France.

Cette fois, la menace d'une élimination prématurée paraît plus grande encore, puisqu'ils devront se défaire de l'Allemagne, du Danemark et du Portugal.

Van Marwijk va donc préparer son groupe à ne disputer que des "finales" parce que le niveau de l'opposition n'autorisera aucun faux pas.

L'historique des confrontations ne dit pas grand-chose de ce qui pourrait advenir.

Les Pays-Bas ont battu le Danemark il y a deux ans en Coupe du monde et présentent un bilan positif face à l'Allemagne en championnat d'Europe, avec deux victoires, un nul et un revers.

Mais les Portugais sont depuis dix ans leur bête noire. Après les avoir empêchés d'aller à la Coupe du monde 2002, ils les ont éliminés en demi-finale de l'Euro 2004 puis en huitièmes de la dernière Coupe du monde au terme d'un match d'une rare violence, durant lequel quatre cartons rouges ont été sortis.

Dans ce tableau incertain, la lumière viendra sans doute de l'attaque néerlandaise qui compte quelques uns des joueurs les plus redoutés d'Europe.

Au sommet de son art, Robin Van Persie a porté à bout de bras son équipe d'Arsenal et terminé meilleur buteur de Premier League. Avec Schalke 04 comme en sélection, Klaas-Jan Huntelaar s'est transformé en machine à marquer.

Outre ces deux buteurs hors pair, les Pays-Bas comptent un troisième atout de poids en la personne d'Arjen Robben.

L'ailier, fragile physiquement, n'a joué que deux matches amicaux avec sa sélection depuis 2010. Mais il a étincelé à Wembley en février et réalisé une saison superbe avec le Bayern, même si son penalty raté dans la prolongation contre Chelsea a sans doute coûté à son club la victoire en Ligue des champions.

Déséquilibrée, l'équipe des Pays-Bas pourrait avoir à mettre en pratique le vieil adage disant que la meilleure défense est l'attaque. Elle en a à la fois les défauts et les armes.

Gregory Blachier pour le service français

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