Euro: Sepp Blatter juge la technologie nécessaire aux arbitres

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Euro: Sepp Blatter juge la technologie nécessaire aux arbitres
Euro: Sepp Blatter juge la technologie nécessaire aux arbitres

DONETSK, Ukraine (Reuters) - Le recours à la technologie est devenu une "nécessité" pour aider les arbitres à valider ou non certains buts, a estimé Sepp Blatter, le président de la Fifa, mercredi.

Cette déclaration du patron du football mondial intervient après le but apparemment valable mais non accordé de l'attaquant ukrainien Marco Devic face à l'Angleterre.

Les Anglais se sont imposés 1-0 face au pays hôte, éliminé de la compétition après ce match.

Les ralentis proposés par la télévision laissent supposer que le ballon a franchi entièrement la ligne de but anglaise avant d'être dégagé par John Terry.

L'arbitre assistant placé derrière les buts pour aider le juge de champ à prendre ses décisions n'a pas validé le but, provoquant le mécontentement du sélectionneur ukrainien Oleg Blokhine.

La Fifa devrait entériner le 5 juillet prochain l'adoption d'un procédé technique, baptisé technologie de la ligne de but (goal-line technology ou GLT), qui permettra d'éviter les situations litigieuses.

"Après le match d'hier soir, la GLT n'est plus une option mais une nécessité", écrit Blatter sur son compte Twitter.

Deux systèmes sont actuellement à l'essai.

Le premier, déjà employé en tennis et au cricket, s'appelle Hawk Eye et a été testé lors d'un match amical entre l'Angleterre et la Belgique le mois dernier.

L'autre système, assez similaire, baptisé GoalRef, a été testé lors de deux matches du championnat du Danemark.

Membre de la commission des arbitres de l'UEFA, l'Italien Pierluigi Collina s'est lui aussi prononcé en faveur d'un système expérimental mais a jugé que le refus de valider le but de Marco Devic constituait surtout "une erreur malheureuse".

Collina a jugé qu'il était "injuste" de s'appesantir sur la décision du Hongrois Viktor Kassai qui fait partie des quatre arbitres renvoyés chez eux mercredi suivant la procédure habituelle de réduction des effectifs avant les quarts de finale.

"Il s'agit d'une erreur humaine commise par un être humain", a rappelé Collina. "Malgré tout, c'est le seul problème que nous avons eu alors qu'un millier de matches ont été disputés" avec le système des arbitres assistants depuis trois ans.

"Il y a eu trois situations incertaines de but (à l'Euro). Les décisions se sont révélées correctes dans deux cas mais elle était erronée dans le troisième", a-t-il noté.

Le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino, a dit pour sa part attendre de voir qu'elle sera la décision de la Fifa lorsqu'elle se penchera sur la question le 5 juillet.

L'instance européenne semble pour l'instant satisfaite du système à cinq arbitres, dont deux assistants placés derrière les buts, qualifiant de "très positive" l'expérience menée depuis trois ans.

"Nous verrons dans quelles compétitions mettre la technologie en oeuvre si tel doit être le cas. Mais pour l'instant nous n'avons pas constaté un taux de réussite de 100% de la technologie GLT", a-t-il rappelé.

Simon Evans; Pierre Sérisier pour le service français

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