Euro: Russes et Tchèques ont la mémoire vive

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Euro: Russes et Tchèques ont la mémoire vive
Euro: Russes et Tchèques ont la mémoire vive

par Michael Kahn

WROCLAW, Pologne (Reuters) - La République tchèque et la Russie n'ont guère de certitudes avant de s'affronter dans leur premier match à l'Euro, aussi convoqueront-elles les souvenirs des campagnes précédentes pour aller chercher un succès.

Les Tchèques, finaliste en 1996 et demi-finaliste huit ans plus tard, sont décidés à redevenir une nation majeure du football européen après avoir lentement décliné. Ils pointent aujourd'hui au 26e rang du classement Fifa.

L'équipe est composée de joueurs d'expérience, comme Tomas Rosicky ou le gardien de Chelsea Petr Cech, tout récent vainqueur de la Ligue des champions avec les Blues, et de nouveaux venus.

Ce mélange de sagesse et de fougue entretient l'optimisme des Tchèques, qui s'imaginent volontiers sortir d'un groupe où ils côtoient également la Pologne et la Grèce.

"Toutes les équipes penseront qu'elles ont une chance de se qualifier pour les quarts de finale", a estimé le manager de la République tchèque, Vladimir Smicer.

"Le match important pour nous, ce sera le premier contre la Russie. Ils sont les favoris du groupe."

AVEC OU SANS BAROS?

Les Russes ne paraissent plus aussi forts qu'en 2008, lorsqu'ils avaient atteint les demi-finales et ravi l'Europe en proposant un football délié et incisif.

Mais ils restent sur 14 matches sans défaite dont une victoire 3-0 sur l'Italie durant la préparation de l'Euro.

Malgré un départ cahoteux, ils se sont aisément qualifiés pour le championnat d'Europe. A défaut d'être aussi alertes qu'il y a quatre ans, les Russes ont été extrêmement solides, n'encaissant que quatre buts en dix matches.

La partie ne sera donc pas facile pour les Tchèques qui ont toutes les peines du monde à marquer en ce moment et risquent de devoir faire sans l'attaquant Milan Baros, blessé à la cuisse.

Baros n'est plus vraiment le joueur qui avait terminé meilleur buteur de l'Euro 2004, mais la faiblesse de ses doublures le rend toujours indispensable.

"J'espère qu'il sera en forme et pourra jouer parce que c'est notre attaquant le plus expérimenté", a dit Smicer.

"S'il est bon tout devient plus facile pour nous."

La Russie n'a pas ces problèmes.

Le gardien Igor Akinfeiev, le défenseur Alexandre Anioukov et le milieu Marat Izmailov, qui avaient quelques petits tracas physiques, se sont entraînés normalement ces derniers jours.

Gregory Blachier pour le service français

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