Euro: Robbie Keane à la recherche du temps perdu

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Euro: Robbie Keane à la recherche du temps perdu
Euro: Robbie Keane à la recherche du temps perdu

par Philip O'Connor

DUBLIN (Reuters) - Sevré de grandes compétitions avec l'Irlande depuis dix ans, Robbie Keane a faim de buts et de reconnaissance au crépuscule de sa carrière.

Son seul fait d'arme en sélection remonte à 1998, lorsque les Irlandais s'étaient imposés dans le Championnat d'Europe des moins de 19 ans.

Vint ensuite la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud et au Japon, où il inscrivit trois buts, prélude, lui promettait-on, à une carrière exceptionnelle.

Robbie Keane a bien évolué dans de grands clubs, assez riches pour faire sa fortune, mais n'a pas décroché les trophées qui auraient étanché sa soif de succès.

La vie en sélection fut tout aussi frustrante. L'Irlande s'est toujours inclinée dans les phases qualificatives, même s'il a fallu la main de Thierry Henry pour la priver du Mondial 2010 en Afrique du Sud.

L'Irlande participe à l'Euro pour la première fois depuis vingt-quatre ans et Keane ne veut pas se manquer.

Après des débuts prometteurs à Wolverhampton et à Coventry, le joueur fut transféré à grand renfort de publicité à l'Inter Milan, où le limogeage de l'entraîneur Marcello Lippi lui fut fatal.

Revenu en Premier League à Leeds, il ne trouva véritablement la stabilité qu'en ralliant Londres et Tottenham en 2002. Chez les Spurs, il devint en six ans le chouchou des supporters.

Son arrivée à Liverpool en 2008 tourna vite au cauchemar. Robbie Keane n'était que l'ombre de lui-même chez les Reds et un retour en prêt à Tottenham fut rapidement conclu.

Mais l'Irlandais, toujours à la recherche de sa forme des grandes années, ne connut pas la même réussite que lors de son premier passage. D'autres prêts suivirent, au Celtic Glasgow et à West Ham, avant que Keane ne quitte l'Europe pour tenter sa chance au Los Angeles Galaxy aux côtés de David Beckham.

Si l'homme a un peu perdu de sa vitesse au fil des ans, il demeure un danger constant pour une défense adverse et peut se targuer d'avoir inscrit 53 buts en équipe nationale, dont sept durant la dernière campagne de qualification.

Preuve qu'à 31 ans, il n'est pas encore rassasié.

Pascal Liétout pour le service français, édité par Grégory Blachier

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