Euro: retour vers le futur pour Roy Hodgson

le
0
Euro: retour vers le futur pour Roy Hodgson
Euro: retour vers le futur pour Roy Hodgson

par Timothy Collings

CRACOVIE, Pologne (Reuters) - A l'heure de défier la Suède avec sa sélection, ce vendredi dans le groupe D de l'Euro, Roy Hodgson se pincera certainement pour s'assurer qu'il n'est pas l'acteur principal du célèbre film "Retour vers le futur".

Le technicien anglais, qui a débuté sa carrière d'entraîneur dans plusieurs clubs suédois, est en effet reconnu en Suède comme celui qui a travaillé dans l'ombre pendant des années pour faire ce que le football de ce pays est aujourd'hui devenu.

Son système de jeu fétiche, un 4-4-2 avec une approche défensive rigoureuse, a été copié par la sélection nationale dès les années de ses premiers succès en Suède, lorsqu'il remporta le titre de champion avec Malmö en 1986 puis en 1988.

Avec cette organisation de jeu, la Suède s'est mise à briller, finissant notamment demi-finaliste de "son" Euro en 1992 puis troisième de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis.

Même si Roy Hodgson est encore très respecté en Suède, le vieux sage anglais sait que lorsque son équipe croisera le fer vendredi avec les Scandinaves, la politesse s'effacera devant l'enjeu d'une qualification pour les quarts de finale de l'Euro.

Après son match nul inaugural contre la France (1-1), l'Angleterre compte un point et sera en quête d'une victoire tout comme la Suède, placée dans une situation moins confortable après sa défaite contre l'Ukraine (2-1).

"DE VRAIS MATCHES DE COUPE"

La situation comptable des deux équipes laisse augurer un match plutôt ouvert. Mais que les amateurs du beau jeu soient prévenus, cette rencontre entre deux formations aux caractéristiques similaires risque plus de ressembler à un match rugueux de Premier League qu'à un bal des techniciens.

Les Suédois n'ont jamais perdu en compétition officielle contre l'Angleterre mais beaucoup de leurs confrontations ont accouché d'un 0-0.

Les hommes de Roy Hogdson partent toutefois avec un léger avantage psychologique, celui d'avoir battu leur adversaire en novembre à Wembley (1-0), une première depuis 1968.

Le sélectionneur anglais, pour qui le football suédois n'a aucun secret, saura certainement trouver la clé pour faire sauter le verrou suédois mais il devra prendre en compte un paramètre important, la fraîcheur physique de ses trentenaires.

"Je vais devoir évaluer la condition physique de mes joueurs et voir s'ils sont capables de répéter l'effort", a-t-il expliqué cette semaine.

"Scott Parker et Steven Gerrard ont tous les deux 30 ans passés et ils n'ont pas ménagé leurs efforts contre la France. Je ne suis pas le seul entraîneur à me demander 'Peuvent-ils le refaire tous les quatre jours ?'", a-t-il ajouté.

Coïncidence ou pas, son homologue suédois envisage lui aussi de consolider son milieu de terrain en faisant appel notamment à l'expérimenté Anders Svensson.

Erik Hamren pourrait par ailleurs être tenté d'aligner en attaque l'ancien Toulousain Johan Elmander afin de laisser un peu de libertés à son attaquant numéro un, Zlatan Ibrahimovic.

"Nous allons essayer d'aller le plus loin possible dans ce tournoi mais à partir de maintenant, toutes les rencontres sont de vrais matches de coupe", a-t-il souligné.

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant