Euro: Philippe Mexès ne veut pas remonter dans l'hélicoptère

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Euro: Philippe Mexès ne veut pas remonter dans l'hélicoptère
Euro: Philippe Mexès ne veut pas remonter dans l'hélicoptère

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Ecarté de l'équipe de France à la veille de l'Euro 2008, Philippe Mexès ne souhaite à personne de connaître le sort, peu envié, de recalé de dernière minute pour une grande compétition.

A trente ans, le défenseur central du Milan AC a peu de chances de vivre une nouvelle fois cette mésaventure lorsque le sélectionneur Laurent Blanc fera connaître, d'ici au 29 mai, l'identité des trois joueurs non retenus pour le Championnat d'Europe.

Mexès devrait former avec Adil Rami la paire française dans l'axe central de la défense, mais le souvenir de l'épisode du stage de Tignes en 2008 ne lui procure aucun plaisir.

L'ancien Auxerrois fit partie des sept joueurs écartés par le sélectionneur d'alors, Raymond Domenech, avant l'Euro en Suisse et Autriche.

Les sept bannis - Mickaël Landreau, Julien Escudé, Philippe Mexès, Alou Diarra, Mathieu Flamini, Hatem Ben Arfa et Djibril Cissé - quittèrent la station alpine en catimini à bord d'un hélicoptère.

"J'ai vécu le départ de stage et je peux vous dire que ce n'est pas marrant", a-t-il confié lundi aux journalistes.

"Avant, on le sent plus ou moins. Je le pressentais, même si j'ai tout fait pour ne pas monter dans l'hélico", se rappelle-t-il.

Aujourd'hui, il se sent "très serein", même après une saison tronquée par une grave blessure au genou gauche.

"Si je peux apporter mon expérience et mon vécu, je suis à la disposition du coach", dit celui qui fut écarté du capitanat des Bleus en février après avoir été suspendu trois matches en Serie A pour avoir donné un coup à Marco Borriello, joueur de la Juventus.

Pour l'heure, c'est sur son association avec Rami que travaille le joueur. Il a parlé à ce sujet de "complémentarité" avec le défenseur de Valence.

"Il est plus stoppeur que moi, qui suis davantage libero. On s'entend très bien aussi en dehors du terrain. Mais on a encore beaucoup de choses à peaufiner", a-t-il dit.

Pascal Liétout, édité par Grégory Blachier

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