Euro: Michal Bilek, un banc d'essai convaincant

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Euro: Michal Bilek, un banc d'essai convaincant
Euro: Michal Bilek, un banc d'essai convaincant

par Michael Kahn

PRAGUE (Reuters) - Accompagnée de scepticisme il y a trois ans, la nomination de Michal Bilek à la tête de la sélection commence à s'imposer comme un bon choix en République tchèque.

Le manque d'expérience de cet ancien milieu de terrain international, qui disputa la Coupe du monde 1990 avec la Tchécoslovaquie, alimentait les doutes.

Après avoir porté 35 fois le maillot de l'équipe nationale, pour laquelle il a inscrit 11 buts, Bilek a connu un début de carrière d'entraîneur fulgurant sur le banc du Sparta Prague.

Dès sa première année, en 2007, il fait étalage de ses qualités en conduisant son équipe au doublé Coupe-championnat.

Ce succès n'est cependant pas suffisant quand les résultats se font moins probants et il est limogé l'année suivante.

L'ex-milieu de terrain travailleur, qui se mettait en évidence en excellant dans l'exercice des coups francs, retourne dans l'ombre en devenant adjoint du sélectionneur d'alors Ivan Hasek, son ancien partenaire en équipe nationale.

ANCIENS ET JEUNES

Au moment de sa prise de fonctions, après l'échec de la sélection à se qualifier pour la Coupe du monde 2010, certains ont jugé ce curriculum vitae un peu court.

Pourtant, Bilek a rempli sa première mission en emmenant ses hommes à l'Euro, une compétition que la République tchèque n'a jamais manquée depuis sa scission d'avec la Slovaquie en 1993.

Désormais, il ambitionne d'y réussir en s'appuyant sur un groupe où les glorieux anciens, demi-finalistes en 2004, côtoient des jeunes prometteurs.

Tombée sur l'Espagne dans son groupe de qualifications, où elle a connu quelques ratés initiaux, la République tchèque a dû se frotter au Monténégro en barrage pour enfin rallier la Pologne et l'Ukraine.

Michal Bilek, 47 ans, perçoit cet ultime étape comme un succès fondateur dont il veut exploiter la dynamique.

"Nous aimerions poursuivre sur la bonne lancée de l'automne, quand, je pense, nous jouions bien", disait-il en février, avant un match amical contre l'Irlande.

Lors du match de préparation contre Israël, une victoire étriquée (2-1), les Tchèques n'ont pas fait montre d'une grande qualité de jeu. Mais peu importe, car le cycle vertueux cher à Bilek se poursuit.

Gregory Blachier pour le service français, édité par Pascal Liétout

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