Euro: les tirs au but restent le cauchemar des Anglais

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Euro: les tirs au but restent le cauchemar des Anglais
Euro: les tirs au but restent le cauchemar des Anglais

KIEV (Reuters) - La première séance de tirs au but de l'Euro 2012 s'est achevée dimanche selon un scénario presque écrit d'avance - une défaite de l'Angleterre qui a subi un sixième échec en sept tentatives dans cette version footballistique de la roulette russe.

Depuis son premier revers, en demi-finale de la Coupe du monde 1990 face à l'Allemagne, l'Angleterre a été éliminée à cinq autres reprises de cette façon dans un grand tournoi.

L'Italie, dont l'histoire avec les tirs au but relève autant de l'amour que de la haine, l'a emporté 4-2 dimanche soir en quart de finale et défiera l'Allemagne en demi-finale, jeudi.

Les deux pays souhaitaient éviter cet exercice qui leur réussit mal, même si la Squadra Azzurra garde un grand souvenir de 2006, lorsqu'elle avait battu la France en finale de la Coupe du monde.

Si l'Italie a semblé tout tenter dans ce quart de finale pour ne pas s'en remettre au sort, l'Angleterre a résisté grâce aux grandes prestations du gardien Joe Hart et du défenseur John Terry.

Au final, Anglais et Italiens ont donc été contraints à jouer leur avenir dans cette séance fatidique qui aurait pu tourner en faveur des premiers, après l'échec du deuxième tireur italien Riccardo Montolivo.

Mais les nerfs d'Ashley Young, auteur d'une frappe sur la barre, et d'Ashley Cole, dont le tir trop mou a été capté par Gianluigi Buffon, n'ont pas tenu - au contraire de ceux d'Andrea Pirlo, qui a conclu sa magnifique soirée ukrainienne par une "Panenka".

Cole et Young rejoignent ainsi dans la mémoire anglaise les malheureux Chris Waddle, qui avait expédié son tir dans le ciel de Turin en 1990, ou Gareth Southgate, dont la tentative n'avait pas trompé l'Allemand Andreas Köpke en demi-finale de l'Euro 1996.

Dans ce même tournoi, l'Angleterre avait remporté sa seule victoire aux tirs au but, en quarts de finale face à l'Espagne.

Deux ans plus tard, l'exercice lui était encore fatal en huitièmes de finale de la Coupe du monde en France, les ratés de Paul Ince et David Batty offrant la qualification à l'Argentine.

Le cauchemar s'est répété en 2004, en quarts de finale de l'Euro face au Portugal, où l'échec fut l'oeuvre de l'idole David Beckham dont la frappe s'était envolée.

Même stade de la compétition, même adversaire et même punition en 2006, au Mondial. Là même où l'Italie, souvent malheureuse auparavant - et encore en 2008 face à l'Espagne, s'était prouvée qu'elle pouvait gagner aux tirs au but.

Dimanche, cela a peut-être compté.

Tim Collings, Gregory Blachier pour le service français

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