Euro: les Tchèques semblent promis à un bel avenir

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Euro: les Tchèques semblent promis à un bel avenir
Euro: les Tchèques semblent promis à un bel avenir

par Michael Kahn

VARSOVIE (Reuters) - Les Tchèques ont largement dépassé les espérances de leurs supporters et de leur entraîneur en se hissant en quart de finale de l'Euro 2012, symbole que la page de la fameuse génération dorée est bel et bien tournée.

Pourtant, ce championnat d'Europe avait démarré de la pire des manières avec une défaite face à la Russie (4-1) à la limite de l'humiliation.

A ce moment précis, la plupart des supporters tchèques se sont mis à réclamer haut et fort le départ du sélectionneur Michal Bilek, incapable selon eux de faire briller l'équipe.

Touché par ces critiques mais pas coulé, l'ancien international a procédé à quelques changements, en jouant plus défensif notamment. Mais il a surtout donné sa chance à une jeune génération prête à la saisir.

La recette a vite fonctionné. Deux matches plus tard, la République tchèque s'est emparée à la surprise générale de la tête du groupe A pour s'offrir un quart de finale contre le Portugal.

"Si quelqu'un m'avait dit il y a deux ans et demi qu'on ferait ce résultat à l'Euro, je crois que je ne l'aurais pas cru", a déclaré le sélectionneur tchèque.

Avant ce tournoi juge de paix, peu d'observateurs pensaient en effet que les Tchèques version 2012 pourraient faire renaître la magie de leurs aînés, finalistes de l'Euro 1996 et demi-finaliste de l'Euro 2004.

UN PROBLÈME EN ATTAQUE

Et pour cause, leur campagne de qualification a débuté par une défaite à domicile contre la Lituanie.

Dans l'adversité, Michal Bilek a gardé le cap, adapté sa tactique et surtout posé les fondations de l'équipe de demain, celle-là même qui disputera à partir du mois de septembre les éliminatoires pour la Coupe du monde 2014.

Ces nouveaux appelés ont répondu présent.

Les jeunes pousses Petr Jiracek et Vaclav Pilar ont inscrit tous les buts de l'équipe. Slovan Liberec et Theodor Gebre Selassie, deux autres nouveaux visages, ont également brillé.

Vladimir Darida, qui n'avait avant l'Euro jamais connu de sélection, fait également partie des bonnes surprises.

Pour ces cinq joueurs, l'Euro 2012 était leur première compétition majeure et s'ils n'ont pas encore les lettres de noblesse des anciens tels que Vladimir Smicer, Pavel Nedved ou encore Karel Poborsky, ils incarnent désormais l'avenir de la sélection tchèque.

Mais cette équipe peut encore progresser car quelques secteurs de jeu restent en chantier, notamment en attaque, où personne ne s'est encore vraiment imposé.

La retraite internationale de Milan Baros, seul spécialiste en la matière, devrait accélérer ce processus.

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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