Euro: les Tchèques cherchent un angle d'attaque

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Euro: les Tchèques cherchent un angle d'attaque
Euro: les Tchèques cherchent un angle d'attaque

par Michael Kahn

PRAGUE (Reuters) - Quatre matches sans défaite l'hiver dernier et le retour au premier plan de Tomas Rosicky ont réconforté une République tchèque qui ne saura toutefois s'illustrer à l'Euro 2012 sans retrouver de l'allant offensif.

A dix jours de la compétition, la sélection vit toutefois au rythme de l'énième blessure de son meneur de jeu, cette fois touché au mollet, dont l'absence serait très préjudiciable.

Les Tchèques ont toutes les chances de s'extraire d'un groupe assez peu relevé si Rosicky se rétablit et reproduit les performances réalisées ces derniers mois avec Arsenal, après avoir longtemps bataillé contre les pépins physiques.

Lorsque le tirage au sort les a placés dans le groupe A aux côtés de la Pologne, de la Grèce et de la Russie, les dirigeants tchèques n'ont pas feint leur soulagement d'échapper aux poids lourds européens tels que l'Espagne ou l'Allemagne.

Mais si la chance ne sourit qu'aux audacieux, la République tchèque ne saura saisir la sienne qu'en trouvant les solutions pour mettre en danger ses adversaires.

Tout virtuose qu'il puisse être, Rosicky ne pourra pas être le seul atout de son équipe, qui aura besoin de voir renaître Milan Baros, meilleur buteur de l'Euro 2004.

L'ancien avant-centre de Lyon ou Liverpool, qui dans ses belles années était capable de se jouer de n'importe quelle défense, n'a marqué que deux buts en deux ans en sélection mais n'a pas perdu sa place, parce que la relève se fait attendre.

"Je ne peux pas imaginer que nous jouions l'attaque, parce que nous n'avons pas beaucoup de joueurs offensifs à l'heure actuelle", reconnaissait récemment le manager général et ancien milieu de terrain Vladimir Smicer. "Chaque but sera important."

UNE FOIS SUR DEUX

Le paradoxe du tirage est là : la République tchèque a hérité d'un groupe à sa portée mais aux défenses hermétiques.

La Russie n'a pas encaissé le moindre but durant ses quatre derniers matches de qualification pour l'Euro et la Grèce a fini meilleure défense tous groupes confondus. Elle n'a pas concédé de but aux Tchèques sur leurs trois dernières rencontres.

La Pologne, qualifiée automatiquement en tant que pays co-organisateur, est plus difficile à jauger. Mais elle réussit traditionnellement bien contre les Tchèques qu'elle a battus trois fois en quatre confrontations.

Il faudra donc déstabiliser ces équipes compactes, une mission sur mesure pour Tomas Rosicky, baromètre loué pour sa qualité de passe et sa capacité à provoquer balle au pied.

Auteurs d'une excellente campagne de qualification, les milieux Petr Jiracek et Vaclav Pilar seront aussi des animateurs essentiels s'ils restent à ce même niveau.

Derrière eux, le gardien de Chelsea Petr Cech est une valeur sûre, un des meilleurs joueurs du monde à son poste, et la paire de défenseurs centraux Michal Kadlec et Roman Hubnik se montre très solide.

Ils seront les piliers de cette équipe habituée, depuis sa scission d'avec la Slovaquie en 1993, à bien figurer une fois sur deux : elle fut finaliste en 1996 et demi-finaliste en 2004.

Gregory Blachier pour le service français, édité par Pascal Liétout

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