Euro: les supporters italiens raillent l'Allemagne

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Euro: les supporters italiens raillent l'Allemagne
Euro: les supporters italiens raillent l'Allemagne

ROME (Reuters) - Les supporters italiens ont fait preuve d'humour jeudi soir, juste après la qualification de leur équipe pour la finale de l'Euro 2012 aux dépens de l'Allemagne, en expliquant que cette victoire allait donner des arguments à Mario Monti lors de ses prochaines discussions avec Angela Merkel.

Rassemblés par milliers sur la Piazza del Popolo à Rome, les tifosi ont exulté lors de la victoire des leurs sur la Mannschaft (2-1), symbole pour eux que l'Allemagne n'a pas toujours le dernier mot, comme souvent sur les dossiers économiques de l'Union européenne.

"Cela montre à l'Allemagne qui est le patron", a ainsi lancé un étudiant venu du sud de l'Italie pour assister au match dans la cité romaine.

"L'Italie est un pays fort et voici notre manière de contre-attaquer", a poursuivi ce jeune homme âgé de 20 ans, faisant référence au doublé de Mario Balotelli qui a envoyé la Nazionale en finale de l'Euro.

Au coup de sifflet final et même bien avant, la foule en liesse a laissé exulter sa joie en agitant des drapeaux, en chantant "Merci Balotelli", en klaxonnant, en allumant pétards et fumigènes.

Très affecté par la cure d'austérité imposée depuis plusieurs mois pour tenter de rétablir l'équilibre de ses finances publiques, le peuple italien juge l'Allemagne en partie responsable de cette politique de restrictions budgétaires.

Et c'est donc pour cette raison que la plupart des témoignages à chaud des supporters italiens jeudi soir tiraient tous dans le même sens d'une fierté retrouvée, en quelque sorte.

"Ce match prouve que l'Italie est au moins bonne dans un domaine", a notamment relevé Martina Capo, une étudiante de 19 ans.

"Il y a beaucoup de choses positives en Italie et ce genre de victoires en font partie", a-t-elle poursuivi.

Un autre supporter s'est montré encore plus caustique. "Avec ça, ils n'accepteront jamais de nous donner des eurobonds", a ainsi souligné avec humour Paolo Brusca, un Romain âgé de 44 ans.

Naomi O'Leary, Olivier Guillemain pour le service français

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