Euro: les Espagnols n'ont peur ni des records ni de Balotelli

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par Mike Collett

KIEV (Reuters) - La menace que représentera dimanche en finale de l'Euro 2012 l'attaquant italien Mario Balotelli ou encore la perspective d'entrer dans l'histoire du football ne semblent pas donner le vertige aux joueurs espagnols.

Avant de pénétrer sur la pelouse du Stade olympique de Kiev, les hommes de Vicente del Bosque auront peut-être en tête le formidable record qui leur tendra les bras en cas de victoire.

Devenir la première nation à conserver son titre européen et surtout la première équipe au monde à enchaîner trois titres majeurs.

Ils auront peut-être aussi conscience que pour transformer ce rêve en réalité, ils devront impérativement museler l'actuel meilleur buteur du tournoi avec trois réalisations, Mario Balotelli, auteur d'un doublé en demi-finale jeudi soir contre l'Allemagne.

Le milieu de terrain espagnol Cesc Fabregas, qui l'a côtoyé en Premier League, est certainement le mieux placé au sein de la Roja pour connaître le danger potentiel que représente le fantasque joueur de Manchester City.

"J'ai toujours pensé que c'était un grand joueur et il l'a prouvé hier soir", a expliqué vendredi en conférence de presse le Catalan.

"Il a eu deux éclairs et marqué deux buts. Le premier d'une vraie tête d'avant-centre et l'autre d'une frappe splendide en dehors de la surface contre l'une des meilleures équipes du monde", a-t-il souligné.

"CE N'EST PAS ENCORE FINI"

"Cela dit à peu près tout sur lui. J'ai beaucoup aimé sa manière de jouer et bien évidemment, il sera une réelle menace avec Antonio Cassano, ou avec un autre attaquant si ce dernier n'est pas titulaire."

Après ces louanges adressées à Mario Balotelli en particulier et à la ligne d'attaque italienne d'une manière générale, Cesc Fabregas a toutefois tenu à préciser que les attaquants de la Squadra Azzurra ne lui feraient pas peur dimanche.

"Ils sont toujours dangereux, c'est vrai, mais je pense que nous avons dans notre effectif les joueurs pour les stopper. Nous avons bien défendu depuis le début du tournoi et dimanche il faudra neutraliser leurs attaquants mais aussi leur milieu de terrain, en particulier leur maître à jouer Andrea Pirlo."

De son côté, Sergio Ramos a tenté de dédramatiser l'enjeu de la finale et de tous ces records à la clé.

"Il faut être réaliste par rapport au défi de dimanche. Il va falloir que nous jouions à un très haut niveau (...) Personne n'a jamais remporté trois titres majeurs consécutifs et nous sommes en mesure de le faire", a déclaré le défenseur du Real Madrid.

"En arriver là demande beaucoup de travail, de sacrifices et d'humilité. Il faut donc profiter de ce genre de moments (...) Comme je l'ai dit l'autre jour, peu importe que l'Espagne gagne ou perde dimanche, nous sommes déjà entrés dans l'histoire", a poursuivi le Merengue.

"Et il est évident que ce n'est pas encore fini."

Olivier Guillemain pour le service français

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