Euro: les Bleus fraîchement accueillis à leur retour en France

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PARIS (Reuters) - L'équipe de France de football a été fraîchement accueillie dimanche à son retour de l'Euro, après sa défaite en quarts de finales contre l'Espagne et un nouvel écart de comportement du joueur Samir Nasri, qui a insulté un journaliste.

L'ancienne ministre UMP des Sports Roselyne Bachelot a même plaidé sur France 2 pour l'exclusion pure et simple de l'équipe nationale des joueurs posant de tels problèmes.

De telles exclusions avaient déjà été réclamées par des responsables politiques il y a deux ans, après l'épisode de la "grève de l'entraînement" lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud.

"On peut toujours rater un match et ça, on peut le pardonner, mais on ne peut jamais pardonner les comportements inadéquats, parce que le football n'est pas n'importe quel sport dans notre pays", a dit Roselyne Bachelot.

"Je fais confiance à Laurent Blanc pour construire une équipe sur le plan du foot, mais (on ne doit pas) être en équipe de France si on ne respecte pas le code de bonne conduite", a-t-elle ajouté.

Samir Nasri a eu une altercation avec un journaliste de l'agence France Presse (AFP) samedi soir après le match, dans la "zone mixte" où les joueurs livrent leurs impressions aux journalistes après une rencontre.

L'attaquant français s'était déjà illustré en lançant un "ferme ta gueule" à un journaliste juste après avoir égalisé contre l'Angleterre en phase de poule (1-1).

Samedi après la rencontre, il a d'abord refusé de parler aux reporters présents en les invectivant et en leur reprochant leurs écrits à son sujet.

Interpellé par un journaliste de l'AFP, il l'a alors insulté en des termes orduriers, avant de tourner les talons.

De retour à Paris dimanche, les Bleus n'ont pour la plupart pas salué les supporters qui les attendaient à l'aéroport du Bourget, où ils sont arrivés vers 18h00.

Le président de la Fédération Noël Le Graët a annoncé sur France Info qu'il recevrait le journaliste insulté, tout en excluant a priori toute sanction contre Samir Nasri.

Le sélectionneur Laurent Blanc, interrogé dans l'émission Téléfoot sur TF1, a critiqué Samir Nasri, tout en paraissant mettre sur le même plan les propos du joueur et une adresse initiale du journaliste de l'AFP qui lui disait de "se casser" s'il ne voulait pas parler.

"Il y a surtout un problème Samir Nasri avec la presse. C'est regrettable mais le vrai problème est avec la presse. La réalité des propos est là. Ce sont des propos très violents. Il y a un manque de respect vis-à-vis d'un journaliste. Mais le journaliste n'a pas tellement de respect non plus à un moment", a-t-il dit.

Selon l'accord conclu entre les joueurs et la Fédération avant la compétition, chacun partira en vacances avec une prime de 100.000 euros pour être parvenu en quarts de finale.

Après le Mondial sud-africain de 2010 et l'épisode inédit de la grève de l'entrainement des Bleus et du "bus de la honte" où ils s'étaient alors retranchés, le scandale avait été tel que l'Assemblée nationale avait conduit une sorte de mission d'information informelle avec de nombreuses auditions.

Thierry Lévêque, édité par Grégory Blachier

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