Euro: les Azzurri, si proches d'un vrai "braquage à l'italienne"

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Euro: les Azzurri, si proches d'un vrai "braquage à l'italienne"
Euro: les Azzurri, si proches d'un vrai "braquage à l'italienne"

par Brian Homewood

POZNAN, Pologne (Reuters) - L'Italie a failli réaliser le hold-up parfait lundi en se qualifiant à la fois pour les quarts de finale de l'Euro 2012 et en s'emparant de la tête du groupe C grâce à sa victoire contre l'Irlande (2-0) mais les Espagnols ont retiré juste à temps la cerise sur le gâteau.

Troisième de sa poule au coup d'envoi des rencontres du soir et condamnée à gagner à Poznan pour ne pas sortir prématurément du tournoi, la Squadra Azzurra a occupé virtuellement la première place du groupe C pendant près d'une heure.

Jusqu'à ce que les champions du monde et d'Europe en titre, peu séduisants face à la Croatie, ne finissent par ouvrir le score à la 88e minute de jeu à Gdansk et récupèrent la place qui leur était promise en début de tournoi.

Mais dans la tête des hommes de Cesare Prandelli, ce petit luxe passait certainement après l'envie terrible de se qualifier pour le tour suivant, acquise grâce à un but du revenant Antonio Cassano (35e) et à un autre de l'enfant terrible du football italien, Mario Balotelli (90e).

A la faveur de ce scénario, l'Italie termine donc deuxième de sa poule avec cinq points, à deux longueurs des champions du monde et d'Europe en titre. Suivent la Croatie, avec quatre points, et l'Irlande, zéro unité au compteur.

En quart de finale, les Azzurri rencontreront dimanche à Kiev le premier du groupe D où pour l'heure, la France, l'Ukraine et l'Angleterre sont encore en passe de se qualifier.

Avant de s'assurer leur place parmi les huit meilleures équipes du continent, les Italiens ont dû s'employer à battre une formation irlandaise dirigée par leur compatriote Giovanni Trapattoni, volontaire mais trop maladroite.

BALOTELLI RÉPOND AUX CRITIQUES

Car à la surprise générale, les champions du monde 2006 ont été bousculés au cours des trente premières minutes de la rencontre, incapables de développer leur jeu et subissant la fougue de leurs adversaires, poussés par un public du stade municipal de Poznan quasiment acquis à leur cause.

Visiblement peu à l'aise dans leur nouveau schéma tactique, un 4-4-2 classique plutôt que le 4-5-2 utilisé depuis le début du tournoi, les joueurs de la Squadra Azzurra ont cependant vite douché les ardeurs irlandaises en marquant lors de leur premier temps fort.

Dans la foulée d'une frappe sublime d'Antonio Di Natale, tentée dans un angle impossible après une sortie manquée de Shay Given, Antonio Cassano est en effet venu placer une tête rageuse dans le but irlandais, sur un corner tiré par Andrea Pirlo (35e).

Galvanisés par cette ouverture du score, les Italiens ont continué à presser et à conserver le ballon jusqu'à la pause pour rentrer aux vestiaires avec une feuille de statistiques sans appel: huit tirs à zéro, 256 passes contre 83 et 64% de possession de balle.

De retour sur la pelouse, les hommes de Cesare Prandelli ont à nouveau mis le feu dans la surface irlandaise, en multipliant les attaques placées et en obligeant leurs adversaires à défendre la majeure partie du temps à onze.

En bons gestionnaires, les Italiens ont défendu leur avantage bec et ongles jusqu'au coup de sifflet final et se sont même payé le luxe de doubler la mise, grâce à une très belle volée dans la surface de Mario Balotelli.

Critiqué depuis le début du tournoi, sur le banc au début de la rencontre, l'attaquant fantasque de Manchester City est enfin entré dans son tournoi.

Olivier Guillemain pour le service français

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