Euro: le sélectionneur polonais critiqué pour son manque d'audace

le
0
Euro: le sélectionneur polonais critiqué pour son manque d'audace
Euro: le sélectionneur polonais critiqué pour son manque d'audace

VARSOVIE (Reuters) - Le sélectionneur polonais Franciszek Smuda cristallise les critiques au lendemain du nul face à la Grèce (1-1) en ouverture de l'Euro, pour n'avoir pas apporté de sang neuf à son équipe durant la rencontre.

Presse et supporters reprochent samedi au technicien de n'avoir pas eu recours aux trois remplacements autorisés pour sortir certains joueurs manifestement épuisés en seconde période, à l'image du latéral gauche Sebastian Bönisch.

Les Polonais, qui avaient très bien entamé la partie, n'ont jamais trouvé de second souffle et ont souffert face au pressing des Grecs, d'autant plus que l'atmosphère était lourde dans le stade national de Varsovie, au toit fermé.

Les milieux Maciej Rybus et Ludovic Obraniak pourraient céder leur place pour le deuxième match contre la Russie, même si Smuda est connu pour son conservatisme.

Le seul changement a été l'entrée du gardien remplaçant Przemyslaw Tyton, provoquée par l'expulsion du numéro un Wojciech Szczesny.

"Smuda se dérobe complètement à l'idée du moindre changement dans son équipe de départ", écrit Rafal Stec dans le premier quotidien du pays, Gazeta Wyborcza.

"C'est terrible de penser à ce qui pourrait se passer en cas d'autres suspensions, maintenant que les réservistes ont compris à quel point il manque de confiance en eux."

Le match de mardi face à la Russie, outre son poids sportif, est chargé d'histoire, ancienne puisqu'il renvoie à l'ère soviétique, et récente parce que la Pologne a perdu il y a deux ans son président Lech Kaczynski dans un accident d'avion survenu en territoire russe.

Mais la crainte provient surtout de la démonstration des Russes vendredi soir face à la République tchèque (4-1).

Samedi, les journaux polonais voyaient un "ouragan" russe se diriger sur Varsovie.

"Si on joue comme on l'a fait en première période et comme les Grecs l'ont fait en seconde, il y a une chance que l'on perde sur un plus faible écart que les Tchèques", a écrit le fataliste commentateur Michal Pol sur Twitter après le match.

Patrick Graham, Gregory Blachier pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant