Euro: le Portugal bat sur le fil le Danemark et reprend espoir

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Euro: le Portugal bat sur le fil le Danemark et reprend espoir
Euro: le Portugal bat sur le fil le Danemark et reprend espoir

par David Ljunggren

LVOV, Ukraine (Reuters) - Le Portugal a effacé son mauvais départ à l'Euro et reste en course pour une place en quart de finale après sa précieuse victoire acquise dans les dernières minutes mercredi aux dépens du Danemark (3-2).

Ce résultat relance complètement le groupe B, considéré le plus relevé de la compétition, puisque le Portugal et le Danemark sont à égalité et que les deux équipes joueront leur place en quarts de finale lors du dernier match.

Cueillie à froid lors de son premier match du tournoi face à l'Allemagne (0-1), qui jouait dans la soirée face aux Pays-Bas à Kharkov (18h45 GMT), la sélection portugaise a toutefois tremblé jusqu'au bout dans le stade de Lvov.

Si les hommes de Paolo Bento ont d'abord mené 2-0, ils se sont fait quelques frayeurs après la réduction du score, puis l'égalisation de Nicklas Bendtner (41e et 80e).

Un but salvateur de l'attaquant du FC Porto Silvestre Varela, entré en jeu depuis trois minutes, est venu libérer ses coéquipiers dans les ultimes minutes de la rencontre (87e).

Dimanche, lors de son troisième et dernier match de groupe, le Portugal jouera donc sa qualification contre les Pays-Bas, condamnés à réagir eux aussi après leur défaite inaugurale surprise face au Danemark.

"Nous avons affiché du caractère et conservé notre identité. Nous n'avons pas joué différemment quand ils ont égalisé et notre victoire était méritée puisque nous aurions pu gagner de manière plus confortable, sans souffrir", a déclaré à l'issue de la rencontre Paulo Bento.

Le scénario du match plaide pour un peu plus de modestie, côté portugais.

Après vingt minutes brouillonnes de part et d'autre, la partie s'est emballée avec l'ouverture du score de Pepe, sur un corner tiré de la gauche par Nani (24e).

Irrité depuis le début de la rencontre par le placement de ses coéquipiers en défense face aux incursions danoises, l'arrière central du Real Madrid a fait parler la poudre en venant couper de la tête la trajectoire d'un ballon tiré au premier poteau.

Libérés par ce précieux but, le premier du Portugal dans la compétition, les hommes de Paulo Bento ont continué à presser en première mi-temps et ont fini par doubler la mise à peine douze minutes plus tard (36e).

LES RATÉS DE RONALDO

Encore une fois à la baguette côté droit, Nani a profité d'une mauvaise relance de la défense danoise pour centrer rapidement au premier poteau. Sentant le bon coup, l'avant-centre portugais Helder Postiga s'est jeté pour devancer son vis-à-vis et placer une frappe imparable sous la barre transversale (36e).

Aux abois, les Danois ont réagi contre toute attente en réduisant le score dans la foulée, sur une combinaison astucieuse conclue par Nicklas Bendtner (41e).

Sur un centre venu de la gauche, Michael Krohn-Dehli a devancé la sortie du portier portugais et remisé de la tête au deuxième poteau, offrant ainsi le champ libre à Nicklas Bendtner pour marquer de la tête dans le but vide.

Au retour des vestiaires, le match a quelque peu perdu en intensité.

Après deux duels perdus coup sur coup par Cristiano Ronaldo face au gardien danois (50e et 78e), qui auraient pu peser lourd si Silvestre Varela n'avait pas inscrit le but de la victoire, la sélection de Morten Olsen a repris espoir grâce au deuxième but de Nicklas Bendtner, inscrit encore une fois de la tête.

Mais sept minutes plus tard, un homme du banc a forcé la décision.

A la réception d'un centre venu de la gauche, Silvestre Varela a d'abord manqué sa frappe, avant de se reprendre et de catapulter une lourde frappe dans la lucarne de Stephan Andersen, le portier d'Evian-Thonon-Gaillard.

Un but peu académique mais qui valait de l'or.

En conférence de presse d'après-match, le sélectionneur danois est resté circonspect par cet épilogue dramatique.

"Bien évidemment, c'est un sentiment horrible que de perdre comme ça, si proche du coup de sifflet final (...) Peut-être étaient-ils un peu meilleurs", a expliqué Morten Olsen.

"C'est dur de se retrouver dans ce genre de situation. Il y a des jours où vous êtes du bon côté et d'autres, comme aujourd'hui, où la chance ne vous sourit pas", a-t-il ajouté.

Olivier Guillemain pour le service français

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