Euro: Laurent Blanc veut enrayer "la belle machine" espagnole

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Euro: Laurent Blanc veut enrayer "la belle machine" espagnole
Euro: Laurent Blanc veut enrayer "la belle machine" espagnole

par Pascal Liétout

DONETSK, Ukraine (Reuters) - Laurent Blanc a dit vendredi souhaiter que la France puisse être le grain de sable enrayant "la belle machine" espagnole, tout en avouant que les récentes tensions au sein des Bleus avaient retardé la préparation du quart de finale de l'Euro 2012.

"C'est vraiment une belle machine. Elle ne fait pas les résultats qu'elle fait depuis quatre ou cinq ans par hasard. Il n'y a pas photo entre eux et nous, mais il faut jouer notre chance", a déclaré le sélectionneur lors d'une conférence de presse.

Laurent Blanc et le capitaine Hugo Lloris, présent à ses côtés, ont longuement évoqué les effets des échanges musclés qui ont eu lieu à chaud dans le vestiaire après la sévère défaite contre la Suède mardi (2-0).

Le gardien de but lyonnais, au caractère réservé, a expliqué qu'il y avait dans le groupe "des personnalités différentes, des caractères différents."

"Après la défaite, il y avait beaucoup de déception et il est tout à fait normal qu'il y ait des réactions à vif. Notre but à nous c'est qu'elles durent le moins longtemps possible, mais il était important d'évacuer ces mauvaises ondes. Ça été bien fait, ça a été géré intelligemment et tout est revenu au calme", a-t-il assuré.

Prié de dire si ces tensions, et la remise à plat qui en a suivi, avaient perturbé la préparation du quart de finale, Laurent Blanc a répondu par l'affirmative.

"Oui, parce qu'il a fallu du temps pour apaiser tout ça. Pour revenir au calme, il faut t'impliquer et cela prend du temps".

Le sélectionneur a précisé que le staff technique n'avait véritablement commencé à préparer le choc de samedi que jeudi, soit deux jours après le couac suédois.

S'ADAPTER AU JEU ESPAGNOL

Le sélectionneur a confirmé qu'au-delà du remplacement au centre de la défense de Philippe Mexès, suspendu, par Laurent Koscielny, il y aurait d'autres changements dans son onze de départ.

"J'ai pour habitude de dire qu'il faut s'adapter le moins possible à l'adversaire et jouer son propre jeu. Mais là, on rencontre une très forte équipe. Donc, il faudra certainement aussi s'adapter à leur jeu, ce qui ne veut pas dire se priver de nos propres forces", a-t-il souligné.

Laurent Blanc a estimé qu'il était très difficile de s'opposer au jeu tout en passes et redoublements de l'Espagne, qui monopolise la plupart du temps le ballon.

"Toutes les équipes essaient de les contrecarrer. Malheureusement, pour l'instant, personne n'y arrive. Mais il y a quelques équipes qui sont parvenues à les ennuyer", a dit Laurent Blanc, en évoquant l'Italie, qui a arraché le nul 1-1 à la Roja, et la Croatie, qui s'est inclinée de justesse 1-0.

"L'Italie a joué avec une solidarité incroyable et surtout une efficacité défensive exceptionnelle. Ce sont deux qualités qu'il faudra avoir demain (samedi-NDLR)", a-t-il ajouté.

Pour Hugo Lloris, "cela va demander beaucoup d'efforts, d'énergie, de solidarité et tout le monde va devoir se mettre au service du collectif. On peut réaliser l'exploit, tout le monde y croit, on va jouer notre chance à fond."

"Il y a un coup à jouer", a fini par lâcher lui aussi Laurent Blanc. "Contre l'Espagne, si tu défends bien si tu es compact, si tu es présent dans le jeu dans les vingt premières minutes, tu vas avoir ta chance", a-t-il conclu.

Edité par Olivier Guillemain

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