Euro: Laurent Blanc s'accommode tant bien que mal de l'Espagne

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Euro: Laurent Blanc s'accommode tant bien que mal de l'Espagne
Euro: Laurent Blanc s'accommode tant bien que mal de l'Espagne

par Pascal Liétout

DONETSK (Reuters) - Laurent Blanc a estimé mercredi que le fait pour la France de rencontrer l'Espagne plutôt que l'Italie en quart de finale de l'Euro 2012 constituait "un mal pour un bien".

Après avoir raté la première place du groupe D en raison de sa défaite face à la Suède (2-0) et de la victoire de l'Angleterre contre l'Ukraine (1-0), les Bleus, qui espéraient rencontrer l'Italie, se heurteront au champion du monde et d'Europe samedi à Donetsk.

"Quand tu n'as pas fait ce que tu voulais faire, en football comme dans la vie, tu dis toujours la phrase: 'c'est un mal pour un bien'. Hier, on voulait gagner ce match avec un double objectif, se qualifier et terminer premier du groupe. On a rempli le premier mais pas le second", a dit le sélectionneur lors d'un point de presse.

"Contre l'Italie, il y a avait peut-être plus à jouer que contre l'Espagne. Maintenant, c'est l'Espagne qui nous est proposée. On va se préparer et on va jouer avec nos armes", a-t-il ajouté.

Laurent Blanc a révélé qu'il avait décelé dans son groupe un manque de concentration avant le match contre la Suède et tenté de le remotiver, en vain.

"La veille du match, on a senti un petit relâchement à l'entraînement. Le lendemain, après un recadrage, en général la réaction est bonne. Là, ce ne fut pas le cas. Mais on ne va pas expliquer le match seulement à travers ce relâchement", a-t-il dit, en avouant garder un très mauvais souvenir de la rencontre.

"Hier, cela a été une sale soirée. Pour les joueurs, pour le staff, pour les gens qui nous ont regardés. On sentait qu'on ne faisait pas ce qu'il fallait faire pour gagner", a-t-il déclaré, avant de se tourner vers l'Espagne et de dire son admiration pour le football de ce pays.

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"C'est un football qui me plaît. Non seulement il est plaisant mais il est efficace. Il y a une base de joueurs qui se connaissent très bien, il y a une garantie dans le jeu. Nous, on n'en est pas encore là", a-t-il estimé.

"Il va falloir trouver les mots pour faire en sorte qu'on se présentera devant l'Espagne en étant convaincu, même si ça peut faire sourire aujourd'hui, qu'on peut faire un exploit", a dit encore Laurent Blanc, en proposant une esquisse de stratégie.

"Il va falloir mentalement accepter de courir, de beaucoup courir, d'énormément courir pour bloquer au maximum les espaces. Et quand on va récupérer le ballon, il va falloir avoir de la vitesse et de la profondeur. Voilà notre équation."

Le sélectionneur a confirmé que Laurent Koscielny, seul défenseur central disponible sur le banc de touche, remplacerait Philippe Mexès, suspendu, dans l'axe central.

Du Gunner, Blanc a dit souhaiter "qu'il amène ses qualités. Il peut remplacer n'importe qui dans la charnière centrale, il en a les qualités et l'envie aussi. Il aura une bonne carte à jouer contre l'Espagne qui est une équipe offensive contre laquelle il y aura beaucoup de travail à faire et de trajectoires à couper."

L'intéressé ne semble pas se faire trop de souci, alors qu'il fera ses débuts dans une grande compétition internationale contre le favori du tournoi.

"Beaucoup de joueurs rêvent de jouer leur premier match en championnat d'Europe contre le tenant du titre. Nous n'avons rien à perdre et ça peut devenir un match inoubliable", a dit le défenseur d'Arsenal.

Edité par Grégory Blachier

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