Euro: la République tchèque brise les rêves polonais

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Euro: la République tchèque brise les rêves polonais
Euro: la République tchèque brise les rêves polonais

par Michael Kahn

WROCLAW, Pologne (Reuters) - La République tchèque a validé samedi son billet pour les quarts de finale de l'Euro 2012 aux dépens de la Pologne, battue 1-0 et éliminée sous les yeux du public blanc et rouge de Wroclaw, qui espérait assister au triomphe de son équipe.

Les Tchèques rejoignent au tour suivant la Grèce, l'autre qualifiée du groupe A, qui s'est défaite au même moment de la Russie à Varsovie (1-0), 300 kilomètres plus à l'Est.

Placés devant l'obligation de gagner, les joueurs de Michal Bilek, demi-finalistes il y a huit ans, ont attendu un but de Petr Jiracek à la 72e minute de jeu pour assurer leur place parmi les huit meilleures nations européennes.

Ce but fait certes le bonheur des Tchèques, mais il condamne les Polonais à quitter "leur" Euro, alors même que la composition de la poule, la moins relevée du tournoi, leur offrait une occasion rêvée de s'illustrer.

Mais les deux matches nuls d'affilée, contre la Grèce puis contre la Russie, à chaque fois sur le score de 1-1, les plaçaient dans une situation comptable pour le moins inconfortable. Tout autre résultat qu'une victoire les condamnait en effet à l'élimination.

Conscient du défi qui s'imposait à eux, les Polonais ont lancé leurs premières attaques dès le coup d'envoi. Dans les 10 premières minutes, ils se montraient dangereux par trois fois, à l'image de ce tir de Robert Lewandowski à côté des montants sur une passe de Jakub Blaszczykowski (9e).

Eugen Polanski, au quart d'heure de jeu, était tout prêt de délivrer toute la Pologne, rangée derrière son équipe. Mais en face le gardien s'appelait Petr Cech, et le portier de Chelsea n'a pas démenti sa réputation, comme sur la tentative de Sebastian Boenisch à la 21e minute.

TOUJOURS PAS DE VICTOIRE POLONAISE DANS UN EURO

Patients, les Tchèques ont attendu la fin de la première période pour s'approcher, à pas feutrés, des cages adverses.

A la 38e minute, Jaroslav Plasil a tenté sa chance de loin, mais le Girondin a buté sur le gardien polonais, Przemyslaw Tyton. Trois minutes plus tard, ce fut au tour de Vaclav Pilar, la principale menace dans le camp tchèque, de manquer l'ouverture du score.

A la pause, les deux équipes ont quitté le terrain sur un score vierge, qui ne faisait les affaires de personne, puisque les Grecs venaient de marquer un but qui semblait renvoyer les Tchèques chez eux.

Ils ont donc repris leur marche en avant au retour des vestiaires. A la 66e minute, Tomas Sivok propulsait une tête bien placée sur un coup franc venu de la gauche, mais Przemyslaw Tyton était lui aussi bien placé sur la trajectoire.

Le gardien, qui pouvait déjà se glorifier d'avoir repoussé un penalty contre la Grèce, avait tout pour endosser les habits de sauveur de la Pologne.

Mais l'histoire bégaie parfois et elle est venue rattraper les Polonais, qui ne sont jamais sortis vainqueurs d'un match en championnat d'Europe après deux participations.

Petr Jiracek a donc fini par marquer un but fatal aux rêves du pays co-organisateur. Au bout d'une contre-attaque partie du milieu de terrain, le joueur de Wolsfburg a profité d'une passe de Milan Baros, qui traversait jusque-là la compétition dans le plus parfait anonymat, pour tromper Przemyslaw Tyton.

La Pologne reste bloquée à deux points, à deux longueurs de la Grèce et quatre de la République tchèque. Un bien trop maigre bilan pour espérer disputer un quart de finale, même dans "son" Euro.

Simon Carraud pour le service français

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