Euro: la Grèce fière de son parcours vise le Brésil

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Euro: la Grèce fière de son parcours vise le Brésil
Euro: la Grèce fière de son parcours vise le Brésil

par Martyn Herman

GDANSK, Pologne (Reuters) - La Grèce a prouvé lors de l'Euro qu'elle avait les épaules suffisamment solides pour se frotter, sans craindre le ridicule, au gotha du football européen, si bien que ses rêves de disputer la prochaine Coupe du monde ne paraissent pas insensés.

La sélection hellène n'a peut-être pas reproduit la magie de 2004, lorsque le pays avait soulevé le trophée à la barbe des grandes puissances, mais les joueurs de Fernando Santos peuvent regagner les bords de la Méditerranée la tête haute.

La défaite en quart de finale contre l'Allemagne (4-2), un candidat déclaré au sacre final, n'a rien d'indigne après le parcours honorable dans une poule où figuraient de sérieux rivaux, comme la Russie ou la République tchèque.

"Nous avons réussi à figurer parmi les huit meilleures équipes d'Europe. C'est une belle réussite si on songe que les Pays-Bas ne se sont même pas qualifiés pour les quarts de finale", s'est réjoui Sokratis Papastathopoulos.

Au regard de la composition du groupe A, la Grèce était pourtant promise, selon les observateurs, à une élimination précoce.

"Nous avons savouré chaque instant", a confié l'attaquant Dimitrios Salpingidis, symbole à lui tout seul de la capacité de résistance des Grecs puisqu'il a inscrit sur penalty le deuxième but de son équipe face à l'Allemagne, à une minute de la fin du temps réglementaire.

"Nous avons vraiment aimé ça et nous espérons que nos supporters ont pris autant de plaisir en voyant les efforts que nous avons faits", a-t-il ajouté.

"Nous avons progressé au cours des dix dernières années. Notre prochain objectif, c'est la qualification pour la Coupe du monde au Brésil (en 2014)", a dit le joueur, plus habitué à se mesurer aux défenses du championnat grec.

"L'AVENIR DEVANT NOUS"

Les espoirs du joueur ne sont pas insensés dans la mesure où les adversaires les plus dangereux de la Grèce lors des éliminatoires seront la Slovaquie, la Bosnie-Herzégovine et la Lituanie.

"Une nouvelle campagne de qualification pour le Brésil commence en septembre et je pense que tout le monde dans l'équipe, tout comme l'ensemble des Grecs, espère déjà que nous participerons à la phase finale", selon Giorgos Samaras.

"La sélection grecque compte plein de jeunes joueurs, dont moi-même. Je n'ai que 27 ans", a souligné l'attaquant du Celtic Glasgow.

"L'avenir est toujours devant nous. Je suis persuadé que d'autres jeunes joueurs vont rejoindre la sélection", selon le joueur reconnaissable à sa longue crinière noire.

La Grèce doit notamment préparer la succession de Giorgos Karagounis, le milieu de terrain âgé de 35 ans. Rescapé de l'épopée de 2004, le joueur du Panathinaïkos a offert à la Grèce sa qualification pour les quarts de finale en marquant le but de la victoire contre la Russie (1-0).

Face à l'Allemagne, l'absence du joueur, suspendu, a pesé dans la balance. L'avenir de la Grèce sur la scène internationale dépendra en partie de la capacité du pays à lui trouver un remplaçant à la hauteur.

Simon Carraud pour le service français

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