Euro: l'Italie veut éviter le piège irlandais

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Euro: l'Italie veut éviter le piège irlandais
Euro: l'Italie veut éviter le piège irlandais

par Mark Meadows

CRACOVIE, Pologne (Reuters) - Giovanni Trapattoni est un patriote italien mais, en tant que sélectionneur de l'équipe d'Irlande, il tentera tout lundi pour empêcher la Squadra Azzurra de se qualifier pour les quarts de finale de l'Euro 2012.

Depuis quelques jours, les médias italiens sont obsédés par la théorie du complot.

Certains journalistes transalpins pensent en effet que l'Espagne et la Croatie vont s'arranger pour faire match nul 2-2, un résultat qui qualifierait ces deux équipes et éliminerait l'Italie, même en cas de victoire contre l'Irlande.

Pris malgré lui dans cet engrenage de spéculations, Giovanni Trapattoni a répété cette semaine que sa sélection jouerait le jeu jusqu'au bout, quitte à éliminer son équipe de coeur.

"Cela serait injuste vis-à-vis des autres équipes du groupe si je n'alignais pas la meilleure composition possible contre l'Italie", a dit le vieux sage du football européen du haut de ses 73 ans.

"Avec cette équipe et ces joueurs, j'ai de quoi être fier", a ajouté l'ancien entraîneur du Bayern Munich, de la Juventus et du Milan AC.

De son côté, le sélectionneur italien Cesare Prandelli a dit qu'il était persuadé que l'Irlande et l'Espagne se comporteraient de manière professionnelle.

"QUELQUE CHOSE DE MENTAL"

"Je sais que nous devons y croire jusqu'au bout. Je ne crois pas à toutes ces théories suspicieuses (...) Tout dépend de nous, nous avons besoin d'une victoire et ce ne sera pas facile", a-t-il estimé.

Un succès lundi de l'Italie, conjugué à une victoire de l'une des deux autres équipes suffirait à la Squadra Azzurra pour se qualifier pour les quarts. Un match nul supérieur ou égal à 2-2 entre l'Espagne et la Croatie la condamnerait en revanche.

Côté tactique, Cesare Prandelli devrait logiquement sortir de son équipe-type son attaquant Mario Balotelli, décevant depuis le début du tournoi, et le remplacer par Antonio Di Natale.

De même, Alessandro Diamanti devrait faire son entrée au milieu de terrain tout comme le défenseur Andrea Barazagli, rétabli d'une légère blessure au mollet.

Satisfait du niveau global de son équipe, Cesare Prandelli a toutefois déploré cette semaine que ses joueurs se soient fait rejoindre au score par la Croatie, jeudi dernier.

"Ce n'est pas une question de condition physique, c'est plus quelque chose de mental. Nous devons changer notre mentalité. Nous sommes une bonne équipe et il faut que nous commencions à croire un peu plus en nous."

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief

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