Euro: l'Italie pourrait se passer de Mario Balotelli

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Euro: l'Italie pourrait se passer de Mario Balotelli
Euro: l'Italie pourrait se passer de Mario Balotelli

par Mark Meadows

CRACOVIE, Pologne (Reuters) - Dans une autre vie, Mario Balotelli et Antonio Cassano auraient pu s'improviser comiques troupiers et mettre en scène leurs petites frasques et leurs grandes sorties, histoire de donner le sourire aux supporters italiens.

Jeudi, en match du Groupe C face à la Croatie, les deux attaquants de la Squadra Azzurra pourraient bien faire grise mine car leur numéro de duettistes lors du premier match contre l'Espagne (1-1) n'a pas vraiment fait rire leur entraîneur, Cesare Prandelli.

Le sélectionneur envisage de laisser sur le banc le fantasque Balotelli qu'il avait remplacé par Antonio Di Natale lors de la seconde période face aux champions d'Europe et du monde.

Ce choix s'était révélé payant presque immédiatement: Balotelli avait manqué un but tout fait juste avant de sortir, Di Natale avait ouvert le score juste après être entré.

Avant d'affronter les Croates qui ont battu l'Irlande 3-1 pour leurs débuts dans le tournoi, Prandelli doit répondre à une question simple: la puissance physique et la taille de Balotelli sont-elles des atouts suffisants pour le titulariser dans un match dont l'issue pourrait se décider dans le jeu aérien?

"C'est un garçon qui a 22 ans. Il est sur le chemin de la maturité", a expliqué le stratège italien à la presse. "Ce que je lui demande est de jouer d'une manière simple. D'aider l'équipe et d'étirer le jeu derrière la défense adverse".

Reste que la balle de but manquée contre les Espagnols a marqué les esprits, sans parler de la fougue physique de l'attaquant qui le conduit à multiplier les fautes et les avertissements.

MATCH PRESQUE PARFAIT

Capable du meilleur comme du pire, Mario Balotelli n'est donc pas certain de jouer jeudi à Poznan dans une rencontre où son équipe devra se montrer plus efficace en attaque.

Antonio Cassano pourrait lui tenir compagnie sur le banc italien en raison de son manque de compétition.

Absent pendant cinq mois après avoir subi une opération du coeur, l'attaquant du Milan AC revenu en mai a tenu un peu plus d'une heure contre les Espagnols avant de céder sa place au Parmesan Sebastian Giovinco.

"Je vais voir qui est le plus fatigué", a résumé Prandelli dont les options restent limitées dans ce secteur du jeu.

La défense a offert des satisfactions face au petit jeu en triangle et aux redoublements de passes pratiqués par les Espagnols.

Les Croates proposeront un défi totalement différent, reposant sur la vitesse, le jeu aérien de Mario Mandzukic et sur les appels de Nikica Jelavic avec Luka Modric en chef d'orchestre au milieu.

Le coach croate, Slaven Bilic, n'est pas loin de penser que ses protégés ont réussi le match parfait contre l'Irlande mais il a trop d'expérience pour se reposer sur ses lauriers.

"Nous serons plus détendus et nous n'aurons pas autant de pression après cette première victoire, mais il sera difficile de faire mieux au prochain match", a-t-il prévenu.

"L'Italie est solide, ils nous connaissent et connaissent notre jeu. Pour moi, ils ne sont pas moins forts que l'Espagne, surtout avec Prandelli aux commandes", a-t-il conclu.

Pierre Sérisier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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