Euro: l'Italie a retrouvé le sourire

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Euro: l'Italie a retrouvé le sourire
Euro: l'Italie a retrouvé le sourire

par Mark Meadows

CRACOVIE, Pologne (Reuters) - Les ambitions italiennes n'étaient pas très élevées avant l'entrée en lice à l'Euro face à l'Espagne, mais le nul 1-1 obtenu dimanche au terme d'une prestation solide a fait du bien aux têtes.

Les médias italiens ont enfin trouvé dans la performance de la Squadra Azzurra une raison de se réjouir, après des semaines marquées par les titres sur l'affaire des matches présumés truqués ou les inquiétantes rencontres de préparation.

Le quotidien sportif La Gazzetta dello Sport affichait ainsi en Une, lundi, le titre : "Magnifique Italie, nous t'aimons tellement !"

Le sélectionneur Cesare Prandelli tentait pour sa part de garder la tête froide mais le simple fait qu'il juge avoir été privé de la victoire par l'égalisation de Cesc Fabregas en dit long sur son état d'esprit.

L'Italie avait ouvert le score quatre minutes auparavant grâce au remplaçant Antonio Di Natale, tout juste entré en jeu, qui espère désormais figurer dans le onze de départ contre la Croatie, jeudi.

"C'est mon plus beau but avec l'équipe nationale", a dit le capitaine de l'Udinese après avoir converti magnifiquement une ouverture non moins belle d'Andrea Pirlo.

"J'ai fini par chasser ce fantôme qui me poursuivait depuis mon tir au but raté contre l'Espagne il y a quatre ans."

LA CROATIE TEMPÈRE L'ENTHOUSIASME

Cesare Prandelli n'est pas entraîneur à céder à la douce euphorie qui s'est emparé des supporters italiens après ce match entre les deux derniers champions du monde.

La convaincante victoire de la Croatie sur l'Irlande, un peu plus tard, a contribué à tempérer l'enthousiasme italien.

La rencontre de jeudi n'aura rien d'une promenade de santé pour les Italiens, d'autant qu'à l'inverse de l'Espagne, qui s'est privée d'avant-centre dimanche, la Croatie joue avec deux attaquants de pointe, puissants de sucroît.

Au moins l'inédite défense italienne, construite autour du milieu de terrain Daniele De Rossi et dans laquelle le latéral Emanuele Giaccherini a fait ses débuts dimanche, saura à quoi s'en tenir.

"Quand on a vu qu'il n'y avait pas d'attaquant dans l'équipe espagnole, on en a rit", a dit De Rossi, reconnaissant toutefois que la situation avait été compliquée à gérer.

"Au début, j'étais un peu inquiet parce qu'avec un attaquant, il y a quelqu'un à prendre au marquage", a-t-il dit.

Gregory Blachier pour le service français

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