Euro: l'Espagne trop forte pour la France

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Euro: l'Espagne trop forte pour la France
Euro: l'Espagne trop forte pour la France

par Pascal Liétout

DONETSK (Reuters) - La France a été éliminée samedi de l'Euro 2012 en s'inclinant logiquement 2-0 face à l'Espagne, tenante du titre, après avoir beaucoup défendu et peu tenté.

Le pari inhabituel engagé par Laurent Blanc, qui avait aligné au départ une formation très défensive avec Mathieu Debuchy en milieu de terrain, n'a pas pu empêcher Xabi Alonso d'ouvrir la marque à la 19e minute et de la clôturer sur pénalty dans le temps additionnel de la seconde période.

Malgré les efforts de Karim Benzema et Franck Ribéry, bien isolés devant, Les Bleus n'ont jamais paru en mesure de véritablement inquiéter une formation espagnole qui rencontrera le Portugal en demi-finale mercredi prochain.

"Nous avons très bien contrôlé le match du début à la fin et Iker (Casillas) n'a quasiment pas eu d'arrêts à faire. L'important, maintenant, est de récupérer pour le prochain match", s'est félicité le sélectionneur espagnol Vicente Del Bosque.

"L'équipe a été phénoménale", a renchéri le double buteur Xabi Alonso. "Je suis très content des deux buts. Nous n'avons pas tant d'occasions que ça, mais nous avons totalement contrôlé le match."

Privée d'un leader capable de prendre le jeu à son compte, la France, 14e mondiale au classement Fifa, a pu mesurer malgré sa bonne volonté, toute la distance qui la sépare des ténors du football mondial et européen.

"Les garçons ont tout donné. On avait décidé certaines choses pour bloquer leur côté gauche qui était leur point fort, d'autres choses aussi, malheureusement quand il manque quelque chose...", a déclaré le sélectionneur sur TF1.

"Les grandes nations seront présentes en demi-finale à mon avis. Malheureusement la France n'y sera pas", a-t-il ajouté.

Comme attendu, l'Espagne occupe d'entrée le camp français et maîtrise la plupart du temps le ballon, les Bleus, par Benzema et Ribéry, tentant quelques incursions dans la partie adverse du terrain.

Le jeu semble se stabiliser au milieu de terrain jusqu'à la 19e minute, lorsque Jordi Alba, magnifiquement servi par Iniesta, centre pour Xabi Alonso, dont la tête piquée fait mouche (1-0). Le milieu du Real Madrid fête ainsi dignement sa 100e sélection.

La Roja multiplie alors les passes au milieu de terrain, sous les "Olé" de ses supporters. Tandis que David Silva, sur son aile droite, fait des misères à son coéquipier de Manchester City Gaël Clichy, Iniesta est contré in extremis aux dix mètres.

LA POSSESSION ESPAGNOLE

La France, qui n'avait pas tiré au but une seule fois dans la première demi-heure, enregistre enfin sa première occasion sur un coup franc de Yohan Cabaye détourné en corner par Iker Casillas dans une belle envolée.

Cela semble libérer quelque peu les Bleus, qui se montrent plus conquérants et viennent davantage tester la défense espagnole. Mais sans véritablement créer le danger avant la pause. L'Espagne a eu 60% de possession de balle durant cette première période.

A la reprise, la France continue de tenter, Benzema se multipliant sur le front de l'attaque pour offrir de bons ballons à ses partenaires.

Les Bleus ont cette fois le dessus et trouvent quelques failles dans la défense adverse, comme sur ce centre de Ribéry qui trouve Debuchy au deuxième poteau. Mais la tête du Lillois passe de peu au-dessus.

L'Espagne reste dangereuse, toutefois, à l'image de Cesc Fabregas devant lequel Lloris doit se jeter pour écarter le danger.

Laurent Blanc donne plus de potentiel offensif à son équipe en faisant sortir un peu après l'heure de jeu Debuchy pour Jérémy Ménez et Florent Malouda pour Samir Nasri.

Les hommes de Vicente del Bosque se créent à nouveau des occasions, mais Adil Rami, puis Laurent Koscielny veillent au grain.

A l'entame du dernier quart d'heure, Laurent Blanc sort sa dernière carte en lançant un autre attaquant, Olivier Giroud, en remplacement de Yann M'Vila.

Ce sont pourtant les Espagnols qui termineront le plus fort. Le remplaçant Pedro est bousculé dans la surface par Reveillère et Xabi Alonso transforme le penalty pour un doublé à sa centième cape qui marquera sa carrière.

avec Iain Rogers, édité par Grégory Blachier

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