Euro: l'Espagne serait victime de son succès

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Euro: l'Espagne serait victime de son succès
Euro: l'Espagne serait victime de son succès

par Iain Rogers

GNIEWINO, Pologne (Reuters) - Vicente del Bosque a répondu mardi aux critiques qu'il juge injustifiées contre l'Espagne qui s'est qualifiée pour les quarts de finale de l'Euro 2012 grâce à une victoire (1-0) sans panache face à la Croatie.

Les champions d'Europe et du monde étaient présentés comme les grands favoris à leur succession avant le début du tournoi, mais à l'exception du 4-0 infligé à l'Irlande, ils ont paru moins maîtres de leur sujet.

Une partie du débat sur la réussite de la Roja tourne autour de l'attaquant Fernando Torres et autour du rôle que pourrait jouer Cesc Fabregas, auteur du but de l'égalisation (1-1) contre l'Italie.

Torres a certes signé un doublé contre les Irlandais mais il a été transparent contre les Croates avant de céder sa place à Jesus Navas, qui a scellé la victoire à deux minutes de la fin du match.

Del Bosque a dit accepter que ses options tactiques ne fassent pas l'unanimité mais à ses yeux il n'y a aucune raison de changer le style de jeu de son équipe.

"Peut-être que les attentes sont trop grandes désormais et les gens ne seront jamais satisfaits", a-t-il commenté lors d'une conférence de presse à Gniewino, le camp de base de l'Espagne dans le nord de la Pologne.

"Nous étions pauvres et nous sommes devenus riches si rapidement que les gens n'apprécient plus la valeur des choses", a expliqué Del Bosque.

"DIFFICILE DE CONSERVER LE MÊME NIVEAU"

"Nous sommes dans une période extrême où tout est soit bon soit mauvais. Il n'y a plus de juste milieu. Le football décidera et nous donnera la place que nous méritons", a-t-il ajouté.

Iniesta, désigné meilleur joueur du match contre la Croatie, auteur de la passe décisive pour Jesus Navas, a dit que l'équipe acceptait les critiques tant que celles-ci étaient constructives.

"Il faut garder présent à l'esprit que lorsque vous gagnez tout le temps, il est difficile de conserver le même niveau", a-t-il rappelé.

"Maintenir une série victorieuse est difficile et il est encore plus difficile de faire tout le temps mieux qu'on a déjà accompli", a-t-il jugé.

"Mais c'est pour cela que nous nous battons et que nous sommes en équipe nationale", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur le prochain adversaire de l'Espagne, Iniesta a répondu que la France, l'Angleterre ou l'Ukraine étaient toutes des équipes dont il convenait de se méfier.

"La France se concentre plus sur la possession et le jeu en petites passes tandis que l'Angleterre est peut-être mieux organisée et nous attendra pour mener des contre-attaques", a-t-il analysé.

"L'Ukraine joue à domicile, ce qui constitue un avantage qui la rend d'autant plus dangereuse".

Pierre Sérisier pour le service français

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