Euro: l'Espagne se qualifie sans briller

le
0
Euro: l'Espagne se qualifie sans briller
Euro: l'Espagne se qualifie sans briller

par Iain Rogers

GDANSK, Pologne (Reuters) - L'Espagne s'est qualifiée pour les quarts de finale de l'Euro 2012 mais les champions d'Europe et du monde sont apparus humains, voire presque battables, face à des Croates défaits 1-0 et éliminés lundi à Gdansk.

Les tenants du titre terminent à la première place du groupe C avec sept points devant l'Italie qui a dominé l'Irlande (2-0) dans l'autre rencontre de la soirée.

Les Ibériques, qui n'affichent plus la même supériorité que lors de l'Euro 2008 et du Mondial 2010, se sont imposés grâce à un but du remplaçant Jesus Navas à deux minutes de la fin du temps réglementaire.

Le jeu extrêmement technique des Espagnols, par redoublement de passes, ne semble plus surprendre leurs adversaires et si l'équipe de Vicente Del Bosque conserve le plus souvent la maîtrise du ballon, elle est apparue lundi soir vulnérable en défense face à des Croates déterminés à réussir un hold-up.

L'absence de Carles Puyol, blessé, est certainement pour beaucoup dans cette impression de fragilité.

Les Espagnols affronteront samedi à Donetsk le deuxième du groupe D dont le nom sera connu après les matches Suède-France et Angleterre-Ukraine, mardi soir.

Le grand enseignement de cette première phase de la compétition dans le groupe C est que l'Espagne demeure évidemment favorite mais qu'elle peut être contrariée comme l'a montré l'Italie en match inaugural (1-1) et la Croatie dans une certaine mesure.

Les Croates avaient prévenu avoir soigneusement étudié le jeu des Espagnols avant le début de la rencontre et les premières minutes montraient que les hommes de Slaven Bilic avaient appris leurs leçons.

IKER CASILLAS À LA PARADE

La Croatie, habituée à jouer les trouble-fête dans les grands tournois, se laissait dominer par les champions du monde pendant toute la première période.

Les hommes de Del Bosque avaient une large maîtrise du ballon (68% de possession) mais ne parvenaient pas à se montrer vraiment dangereux malgré des tentatives d'Andres Iniesta ou de Fernando Torres.

Les Croates, comme les Italiens lors du premier match, relevaient le défi d'un match joué sur un faux rythme, désormais parfaitement connu de tous les adversaires des tenants du titre.

Ils se montraient patients et semblaient attendre de réussir à forcer le destin sur un contre. Ils étaient tout près d'y parvenir sur une tête à bout portant d'Ivan Rakitic qui obligeait Iker Casillas à une parade juste avant l'heure de jeu.

Le portier espagnol était obligé à un second sauvetage quelques minutes plus tard sur une frappe d'Ivan Perisic.

La fatigue se faisant sentir, la vigilance des Croates se relâchait jusqu'à un petit lob par dessus la défense dont héritait Iniesta pour servir Navas, qui scellait la victoire des siens.

Pierre Sérisier pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant