Euro: l'Allemagne ne cherche pas une revanche de 2006

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GDANSK, Pologne (Reuters) - Pour les Allemands, éliminés il y a six ans de "leur" Coupe du monde par les Italiens, la demi-finale de l'Euro 2012 jeudi à Varsovie n'aura rien à voir avec celle de 2006.

Le sélectionneur allemand, Joachim Löw, à l'époque adjoint de Jürgen Klinsmann, et l'attaquant Miroslav Klose ont vécu ce traumatisme d'une élimination au bout de la prolongation (2-0). Mais pour eux, les retrouvailles n'ont pas le goût de revanche.

"Aucun match ne peut nous renseigner. Ni ceux du passé ni celui de 2006", a expliqué Joachim Löw mardi en conférence de presse, visiblement très détendu.

"En football, la notion de revanche n'existe pas. Le passé n'influe en rien sur nous ou sur nos jeunes joueurs", a poursuivi le sélectionneur de la Mannschaft.

S'il existe des enseignements à tirer, ce serait probablement plus d'un match amical disputé en février entre les deux équipes, qui s'était achevé sur un match nul (1-1).

"Là, c'était contre la nouvelle Italie, meilleure offensivement. Ils ont une équipe différente par rapport à 2006, et nous aussi", a-t-il dit.

Miroslav Klose, du haut de ses 34 ans, pense à peu près la même chose et estime que le fait que l'Allemagne n'ait jamais vaincu l'Italie en compétition officielle en sept confrontations ne pèsera pas non plus dans la balance jeudi.

"Je pense que c'est stupide de parler d'un blocage mental contre l'Italie", a souligné l'attaquant de la Lazio.

"Oui, ce fut un traumatisme en 2006. Ça a mis un peu de temps à partir mais maintenant c'est fini. C'était il y a six ans et on a une équipe différente. Je suis convaincu que nous allons faire les choses autrement", a-t-il dit.

Sur le sujet du calendrier de l'UEFA et des jours de récupération supplémentaires dont aura bénéficié l'Allemagne par rapport à son adversaire, Joachim Löw a minimisé ce privilège.

"Je ne pense pas que ce soit un désavantage pour eux. Quatre jours, c'est suffisant pour récupérer", a-t-il dit.

"Tout joueur professionnel qui prend soin de lui doit être capable de récupérer 100% de sa condition physique quatre jours après un match. Donc je ne pense pas qu'ils porteront les stigmates de ce match", a poursuivi Joachim Löw, en faisant référence au quart de finale des Italiens contre l'Angleterre dimanche, qui a duré 120 minutes.

Karolos Grohmann, Olivier Guillemain pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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