Euro: l'Allemagne met fin à l'épopée grecque

le
0
Euro: l'Allemagne met fin à l'épopée grecque
Euro: l'Allemagne met fin à l'épopée grecque

par Martyn Herman

GDANSK, Pologne (Reuters) - La Grèce a longtemps entretenu l'illusion qu'elle pouvait retrouver la magie de son épopée de 2004, mais elle a fini par plier face à l'Allemagne, plus que jamais prétendante au sacre finale après sa qualification pour les demi-finales (4-2).

A la 55e minute, le but de Giorgos Samara, qui remettait les deux équipes à égalité 1-1, a abasourdi les supporters allemands présents dans les travées de Gdansk, mais la Nationalmannschaft a coupé court au suspense dans les minutes qui ont suivi.

Après l'ouverture du score, signée Philipp Lahm à la 39e minute, Sami Khedira (61e), Miroslav Klose (68e), et Marco Reus (74e) ont permis à l'Allemagne de retrouver ses esprits.

A une minute de la fin du temps réglementaire, Dimitris Salpingidis a inscrit sur penalty un but trop tardif pour replonger les Grecs dans l'euphorie de la qualification pour les quarts de finale.

La sélection hellène ne fait pas aussi bien qu'il y a huit ans, certes, mais elle peut se féliciter d'avoir marqué deux fois contre l'Allemagne, ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire jusque-là dans l'Euro. Preuve que la Mannschaft, en dépit de l'assurance tranquille qu'elle affiche depuis son entrée en lice, peut elle aussi douter de ses forces.

Mais au coup de sifflet final, Angela Merkel, la chancelière allemande qui avait fait le déplacement pour assister au triomphe de son équipe, pouvait applaudir cette victoire méritée.

Joachim Löw et ses joueurs connaîtront dimanche l'identité de leur futur adversaire, l'Italie ou l'Angleterre, à l'issue du dernier quart de finale. La demi-finale, programmée jeudi, aura lieu 350 kilomètres plus au sud, à Varsovie.

Le chemin apparemment tout tracé vers la capitale polonaise passait par Gdansk. La rencontre était loin de ressembler à la simple formalité que le déséquilibre des forces en présence ne pouvait le laisser suggérer.

MUR GREC

Les Allemands ont très vite lancé leurs premières offensives, mais ils ont aussitôt constaté qu'ils allaient se heurter au mur érigé par la Grèce, fidèle à la stratégie défensive qui avait fait son succès inattendu il y a huit ans.

Après un premier but refusé pour hors-jeu à la quatrième minute, ils ont tenté de bousculer la défense adverse par un jeu de passes rapides, comme à la 23e minute. Mesut Ozil a alors tenté sa chance, mais sans succès.

Deux minutes plus tard, il n'a manqué que quelques centimètres à Miroslav Klose, préféré à Mario Gomez à la pointe de l'attaque, pour pousser la balle au fond des filets.

Puisque les tentatives de près se montraient inefficaces, le capitaine Philipp Lahm a pris sa chance depuis l'extérieur de la surface de réparation à la 39e minute. Le gardien Michalis Sifakis a effleuré du bout des doigts la balle, mais sans pouvoir arrêter sa course.

On pouvait croire à cette instant que le sort de la Grèce était scellé. Mais c'était oublier que les joueurs de Fernando Santos ont le cuir épais et qu'ils peuvent renverser les situations les plus désespérées, comme ils l'ont démontré en phase de poule.

Giorgos Samaras en a fait une nouvelle fois la preuve à la 55e minute au bout d'une contre-attaque menée tambour battant.

Comme s'ils avaient besoin de cet avertissement, les Allemands ont par la suite fait respecter la hiérarchie habituelle.

Six minutes après l'égalisation, Sami Khedira a converti un centre de Jerome Boateng venu de la droite. Dans les minutes Puis Miroslav Klose, de la tête, et Marco Reus ont enfoncé le clou.

Jamais résignés, les Grecs n'ont pas abdiqué et ont marqué sur un penalty dans les ultimes instants. Pas suffisant pour empêcher les finalistes du dernier Euro de rejoindre Varsovie.

Simon Carraud pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant