Euro: l'Allemagne favorite contre l'Italie

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Euro: l'Allemagne favorite contre l'Italie
Euro: l'Allemagne favorite contre l'Italie

par Mark Meadows

CRACOVIE, Pologne (Reuters) - Impressionnante depuis le début de l'Euro, l'Allemagne est favorite jeudi de sa demi-finale mais devra se méfier de l'Italie, qui l'a toujours battue lors des grandes compétitions.

Avec quatre victoires en autant de matches, et un jeu d'attaque spectaculaire, les hommes de Joachim Löw partent favoris pour retrouver en finale l'Espagne, victorieuse du Portugal au bout de la séance de tirs au but.

La clé de la rencontre réside peut-être dans la capacité du milieu de terrain allemand à mettre sous l'éteignoir le meneur de jeu italien Andrea Pirlo, étincelant dimanche dernier en quart de finale contre l'Angleterre.

Pour parvenir à leurs fins, les Allemands comptent sur Bastian Schweinsteiger qui, malgré une douleur récurrente à la cheville, devrait être d'attaque pour le choc de Varsovie.

Le joueur a manqué les deux dernières séances d'entraînement mais grâce à ce repos il devrait être sur pied. "Bastian est un joueur de classe mondiale et il a un rôle de leader dans notre équipe. J'espère qu'il sera rétabli à temps pour le match", a déclaré son coéquipier Mesut Özil.

Aucun joueur du milieu de terrain allemand ne peut toutefois rivaliser en termes de classe pure avec Pirlo qui, à 33 ans, est loin de montrer des signes de déclin.

Le meneur de jeu de la Juventus a été impliqué dans tous les buts inscrits par la Squadra Azzurra depuis le début de la compétition, soit en marquant soit en donnant la passe décisive.

Au talent, il allie en guerrier chevronné un sens aiguisé de la psychologie. Sa "Panenka" réussie lors de la séance de tirs au but dimanche a déstabilisé les prochains tireurs anglais et largement contribué à la qualification italienne.

PRANDELLI SURPRIS PAR PIRLO

"Le penalty de Pirlo m'a même surpris. Quand il a dit qu'il l'avait tiré ainsi pour mettre la pression sur les Anglais, j'ai réalisé qu'il y avait toujours quelque chose à apprendre de champions de son calibre", souligne le sélectionneur italien, Cesare Prandelli.

En face, Joachim Löw dispose de toutes ses forces et devrait rappeler comme titulaires au moins deux des trois attaquants qui n'avaient pas débuté contre la Grèce (4-2) en quart de finale.

Mario Gomez devrait retrouver sa place à la pointe de l'attaque en remplacement de Miroslav Klose, tandis que Lukas Podolski et Thomas Müller espèrent eux aussi démarrer la rencontre.

Côté italien, l'arrière droit Christian Maggio est suspendu, mais le défenseur central Giorgio Chiellini a repris l'entraînement après avoir été absent contre l'Angleterre en raison d'une blessure à la cuisse.

Cesare Prandelli s'inquiète aussi des bobos de Daniele De Rossi et d'Ignazio Abate, qui sont incertains.

Le sélectionneur italien doit d'abord trouver une solution au manque de réalisme de ses attaquants, qui se sont procurés de nombreuses occasions de but contre l'Angleterre sans parvenir à en convertir une seule.

Prandelli semble enclin à donner une nouvelle chance à Mario Balotelli, bien maladroit pourtant en quart de finale.

"Mario a toujours été là dans les mouvements qui ont compté", souligne-t-il, en reconnaissant que l'Allemagne part avec les faveurs du pronostic.

"Ils ont des années d'avance sur nous. Après la Coupe du monde 2006, ils ont parié sur la jeunesse et aujourd'hui ils ont une grande équipe", ajoute-t-il.

Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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