Euro: Hatem Ben Arfa affiche sa maturité et son envie

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Euro: Hatem Ben Arfa affiche sa maturité et son envie
Euro: Hatem Ben Arfa affiche sa maturité et son envie

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Hatem Ben Arfa, de retour en équipe de France après une éclipse de près de deux ans, se sent désormais plus mûr et se dit déterminé à gagner sa place parmi les 23 Bleus qui disputeront le Championnat d'Europe le mois prochain.

"Après l'annonce de ma présélection, je me suis tellement dit que je revenais de loin qu'à mon arrivée au stage je me suis plongé tout de suite dans la préparation", a-t-il confié lundi aux journalistes.

Victime d'une double fracture tibia-péroné peu après son arrivée à Newcastle, en octobre 2010, l'ancien Lyonnais et Marseillais, vite étiqueté grand espoir du football français à ses débuts, a puisé dans son malheur le mental qu'il dit avoir aujourd'hui, à 25 ans.

"Je me sens plus fort qu'avant, j'ai grandi. Et j'ai vraiment beaucoup d'envie. C'est un privilège d'être là et je veux me donner à fond", affirme-t-il.

Ben Arfa fait pourtant partie de cette demi-douzaine de présélectionnés qui n'ont aucune garantie de figurer, fin mai, sur la liste des 23 élus pour le voyage en Ukraine et en Pologne.

L'attaquant de Newcastle vivrait d'autant plus mal une non-sélection qu'il a déjà connu à deux reprises, en 2008 avant l'Euro et en 2010 avant la Coupe du monde, ce genre de désillusion.

"Ce fut un moment très douloureux. On part dans une aventure et soudain tout s'arrête", se souvient-il, en regardant en face la réalité: "Je n'étais pas assez bon, tout simplement", dit-il.

Ses points faibles d'alors, il les reconnaît aujourd'hui et dit les avoir surmontés: "Manque de concentration, pas assez de constance. Je n'apportais pas assez collectivement."

Lorsqu'on évoque devant lui l'émergence tardive de la "génération 1987", celle des Samir Nasri, Jérémy Menez, Karim Benzema ou lui-même, il prend immédiatement ses distances.

"Ça fait plaisir de retrouver les copains, mais ce qui compte c'est le collectif, jeunes et vieux ensemble. On ne va pas se passer la balle entre nous quatre", dit-il.

Pascal Liétout, édité par Grégory Blachier

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