Euro: Grecs et Tchèques sont sans défense

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Euro: Grecs et Tchèques sont sans défense
Euro: Grecs et Tchèques sont sans défense

par Michael Kahn

WROCLAW, Pologne (Reuters) - La Grèce et la République tchèque, qui s'affrontent mardi dans le groupe A, ont un même problème de défense à résoudre si elles veulent poursuivre leur parcours à l'Euro.

Le match d'ouverture face à la Pologne (1-1) a beaucoup coûté aux Grecs qui ont perdu leurs deux défenseurs centraux titulaires en quelques minutes.

Avraam Papadopoulos est sorti sur une blessure au genou et son tournoi est terminé. Sokratis Papastathopoulos est suspendu après avoir été expulsé en fin de première période.

Les deux hommes formaient une défense solide, battue cinq fois seulement durant la campagne de qualification.

Pour affronter les Tchèques, le sélectionneur Fernando Santos devrait bricoler une arrière-garde avec le vétéran du milieu de terrain Costas Katsouranis et le jeune Kyriakos Papadopoulos, 20 ans, qui a remplacé son homonyme vendredi.

Les Tchèques sont, eux, au complet. Mais leur défense ne va guère mieux après avoir explosé face à la vitesse des attaquants russes (4-1).

Le sélectionneur Michal Bilek pourrait recentrer Michal Kadlec, aligné sur le flanc gauche face aux Russes, et faire appel à David Limbersky et Tomas Hubschman pour renforcer son équipe.

TRENTE ANS

Le lourd revers subi dès la première rencontre n'inquiète cependant pas le défenseur Roman Hubnik, qui juge son équipe capable de se relever après avoir dû passer par un barrage pour obtenir sa qualification pour l'Euro.

La pression s'est accrue mais il croit les Tchèques capables de la gérer, même s'ils n'ont plus le droit à l'erreur.

"Si nous perdons nos chances s'envolent", a-t-il dit.

"La pression pour ce match sera plus forte que lors du match face à la Russie."

Si les défenses sont un casse-tête, les deux équipes doivent aussi afficher des progrès offensifs. Les Grecs marquent peu de manière générale - 14 buts en dix matches de qualification - et les Tchèques manquent d'un avant-centre de haut niveau.

Milan Baros, meilleur buteur de l'Euro 2004, n'est plus le joueur qu'il fut. Sa performance contre la Russie l'a encore démontré, d'autant qu'il est apparu esseulé en pointe.

Les Tchèques sauront peut-être trouver un supplément de motivation dans l'historique de leurs confrontations avec la Grèce, équipe qui les a éliminés en demi-finale en 2004 et qu'ils n'ont plus battue depuis trente ans.

Gregory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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