«Euro fort» : la pression politique monte sur la BCE

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Bercy s'inquiète ouvertement du cours de l'euro et à Francfort certains gouverneurs reconnaissent qu'une monnaie surévaluée va à l'encontre de la stabilité.

Pour son deuxième anniversaire à la tête de la BCE, la Banque centrale européenne, Mario Draghi, qui préside aujourd'hui à Francfort la réunion mensuelle des gouverneurs, est très attendu sur le sujet qui préoccupe à Paris comme à Rome: l'euro trop fort.

«Nous retrouvons des niveaux pas connus depuis 2011», a reconnu mardi à Paris Pierre Moscovici, déplorant à mots couverts que l'euro ait atteint 1,38 dollar il y a une semaine. Une augmentation de 8 % depuis mars. Quant à Arnaud Montebourg, il plaide désormais pour «une dévaluation légère nécessaire pour le made in France». «Si l'euro était dévalué de 10 %, c'est-à-dire de 13 centimes - ce n'est pas la mère à boire -, nous gagnerions 150.000 emplois supplémentaires», a insisté le ministre du Redressement productif sur Canal +.

De tels propos l...

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