Euro: en Irlande, l'envie est belle

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Euro: en Irlande, l'envie est belle
Euro: en Irlande, l'envie est belle

par Padraic Halpin

DUBLIN (Reuters) - Absente des grandes compétitions internationales depuis dix ans, l'Irlande aborde l'Euro 2012 avec envie, confiance et détermination, même si l'opposition s'annonce coriace.

L'équipe de Giovanni Trapattoni se mesurera au premier tour à trois formations qui naviguent dans les hauteurs de la hiérarchie mondiale : l'Espagne, championne d'Europe et du monde en titre, l'Italie et la Croatie.

L'Irlande a cependant des arguments à faire valoir, à commencer par une défense solide et un buteur efficace, Robbie Keane, qui a inscrit sept buts pendant les qualifications.

L'équipe insulaire peut aussi s'appuyer sur un sélectionneur italien expérimenté qui, en trois ans, a su donner une âme et une volonté de fer à une sélection en mal de résultats.

L'Irlande est souvent intraitable à Dublin, où ses futurs adversaires croates n'ont pu faire mieux qu'un nul en août en match amical.

Elle peut compter sur un gardien très expérimenté, Shay Given, 121 sélections, qu'une grande complicité lie à l'arrière central Richard Dunne, son coéquipier à Aston Villa.

En pointe, Robbie Keane reste à 31 ans un redoutable artificier. L'avant-centre du LA Galaxy, capitaine de la sélection, a porté durant les qualifications son total de buts en équipe nationale à 53, mieux que Thierry Henry, Bobby Charlton ou encore David Villa avec leur pays.

LA FAIBLESSE DU MILIEU

La faiblesse irlandaise réside dans son milieu de terrain, où l'absence d'un patron se fait sentir.

Glenn Whelan (Stoke City) et Keith Andrews (West Bromwich Albion) font au mieux, mais les Irlandais peuvent passer de longues périodes sans avoir la maîtrise du ballon.

Ce fut le cas notamment contre la Russie à domicile en match d'ouverture des qualifications. Pendant 50 minutes, les visiteurs ont monopolisé la balle, inscrivant trois buts.

Malgré une belle réaction en fin de match, l'Irlande a concédé sa seule défaite (3-2) de cette campagne, ce qui l'a contrainte à jouer les barrages où elle s'est facilement qualifiée aux dépens de l'Estonie.

L'Irlande de Trapattoni éprouve aussi des difficultés à s'imposer contre les cadors du football mondial. A une exception près cependant : contre la France en 2009 à Saint-Denis, du moins pendant 90 minutes.

Il avait fallu, dans la prolongation, une main de Thierry Henry toujours pas digérée pour priver l'Irlande d'un billet pour le Mondial d'Afrique du Sud.

Pour parvenir en quart de finale à l'Euro, l'Irlande aura besoin de bien plus qu'une bonne défense. Les statistiques montrent qu'aucune équipe n'est parvenue à ce stade de la compétition avec seulement des matches nuls.

Pascal Liétout pour le service français, édité par Grégory Blachier

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