Euro Disney Flambée spéculative

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(lerevenu.com) - Le serpent de mer ne fait pas partie des attractions du parc de loisirs de l'est de Paris, mais le projet d'un rachat par Disney du capital d'Eurodisney SCA qu'il ne contrôle pas a, à nouveau, brusquement réveillé le titre. A l'origine de ce mouvement du titre en Bourse, la parution d'une enquête de trois pages dans Time : «Le royaume pas si magique que ça.» Deux phrases de l'article ont déclenché les ordres d'achat : «Des sources proches de la société ont dit à Time que Disney envisageait le rachat de Disneyland Paris pour améliorer ses perspectives à long terme. L'opération ne diminuerait pas l'intérêt de l'Etat français, mais elle permettrait à Disney de rétablir la situation financière du parc.»

Avec 15,6 millions de visiteurs en 2011, Euro Disney arrive devant la fréquentation de Notre Dame, le Louvre et loin devant celle de la tour Eiffel. Depuis son ouverture, il y a une vingtaine d'années, Disneyland Paris a été un grand succès commercial mais un réel échec financier. Ouvert neuf ans avant Paris, Disneyland Tokyo a été, lui, une réussite commerciale et financière, mais surtout pour les intérêts japonais partenaires du groupe de loisirs américain.

En France, Disney a donc fait en sorte que le modèle économique d'Euro Disney lui soit plus profitable, grâce à d'importants prélèvements de royalties et de commissions de gestion. De lourds investissements d'extension des attractions ont, en outre, grevé la situation financière de la société franco-américaine, Euro Disney SCA, contrôlée à 39,9% par Disney. En perte chronique et encombré d'une dette de 2,2 milliards d'euros, Euro Disney n'a jamais été une bonne affaire pour ses actionnaires et pas non plus beaucoup pour la maison mère, The Walt Disney Company (TWDC).

Dans une note d'Oddo, l'analyste du courtier juge logique ce projet de rachat des minoritaires, mais «peu probable» car le développement d'Euro Disney reste tributaire de la convention de développement de l'Est parisien conclue avec l'Etat français » et liant les deux parties jusqu'en 2030. Les pouvoirs publics voulaient surtout qu'Euro Disney soit un groupe franco-américain : «Aux intérêts purement financiers d'une telle opération, peuvent s'ajouter des enjeux politiques difficiles à appréhender, mais qui ne faciliteraient en tout cas pas un tel scénario.»

Le titre que nous avions conseillé à l'achat, à 7,10 euros, en mars 2011, doit être conservé.

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