Euro-Britanniques d'accord avec une réforme s'ils sont épargnés

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PARIS, 27 juillet (Reuters) - Le Royaume-Uni n'est pas contre un renforcement de la zone euro, à condition que ce ne soit pas au détriment des pays non membres de l'union monétaire, a déclaré lundi George Osborne. Le ministre britannique des Finances est à Paris pour tenter d'obtenir le soutien de la France aux réformes exigées par Londres pour prix de son maintien dans l'Union européenne. La crise grecque a amené des dirigeants européens comme François Hollande et Angela Merkel ou Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, à se prononcer en faveur d'une réforme du fonctionnement de l'Union monétaire. Ces propositions sont "intéressantes", a dit George Osborne lors d'une conférence de presse commune avec le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, après la visite d'une plateforme de soutien aux projets d'entreprises innovantes. Mais "si on doit voir plus d'intégration de la zone euro, il faut aussi garantir que les intérêts de ceux qui n'y sont pas, comme le Royaume-Uni, sont protégés de façon appropriée". Le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a promis un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, veut s'assurer du maintien de l'influence des pays non membres de l'union monétaire au sein de l'Europe à 28. Le ministre français de l'Economie a estimé que la consolidation de la zone euro n'était pas nécessairement incompatible avec les réformes demandées par Londres. "Je pense que nous avons la base d'un accord. Nous avons besoin d'une approche 'gagnant-gagnant'. C'est le bon moment pour réformer beaucoup de choses", a dit Emmanuel Macron. Il a admis qu'un ensemble de règles équitables était nécessaire pour protéger les intérêts des pays de l'UE qui n'appartiennent pas à la zone euro : "Nous devons avoir un traitement équitable des non-membres", a-t-il dit. George Osborne a laissé entendre que la date du référendum britannique dépendrait de la conclusion d'un éventuel accord avec Berlin et Paris. Le gouvernement britannique veut notamment s'assurer que Londres restera un centre financier de premier plan. Il demande aussi, parmi d'autres mesures, une simplification des procédures administratives européennes, l'autorisation de réduire les prestations sociales des ressortissants de l'UE qui s'installent au Royaume-uni ou le droit pour les pays membres de bloquer la législation européenne. La France a averti qu'elle n'accepterait pas de réformes contraignant à une modification des traités européens. La visite de George Osborne est la première étape d'une tournée européenne. Il doit aussi s'entretenir avec le Premier ministre, Manuel Valls, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le chef de la diplomatie, Laurent Fabius. (Mark John, version française par Emmanuel Jarry)

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