Euro: Blanc ne veut pas entrer dans la polémique Nasri

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DONETSK, Ukraine (Reuters) - Laurent Blanc a refusé mardi d'entrer dans la polémique créée autour de l'attitude de Samir Nasri après son but égalisateur contre l'Angleterre la veille lors de France-Angleterre.

Après avoir remis les deux équipes à égalité à la 39e minute, le milieu de terrain, critiqué lors des matches de préparation, a mis son index devant sa bouche et lancé un "Ferme ta gueule" à destination de certains journalistes français en tribune de presse.

"Ça ne m'intéresse pas", a déclaré Laurent Blanc, interrogé sur le sujet en conférence de presse. "Les réactions des joueurs sont personnelles. Si des garçons ont des problèmes avec des personnes et des médias, vous êtes de grands garçons et vous pouvez les régler entre vous", a-t-il ajouté.

Le sélectionneur a dit ne pas avoir encore rencontré Nasri mais qu'il aurait prochainement une conversation avec le joueur.

Il a refusé de dire si la réaction de l'ancien Marseillais pouvait avoir un impact négatif sur l'image d'une équipe de France qui cherche à reconquérir son public après deux ans de désamour provoqué par le fiasco de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Lors du match de préparation contre la Serbie (2-0), Franck Ribéry et Florent Malouda avaient déjà eu de telles réactions après leur but respectif.

"On ne peut pas maîtriser les réactions des joueurs, elles peuvent être inattendues", a ajouté Laurent Blanc avant d'afficher son agacement devant l'instance des journalistes.

"J'ai dit ce que j'avais à dire, point", a-t-il lâché, en refusant de répondre à une nouvelle question sur le sujet.

Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, s'est efforcé lui aussi de dédramatiser la situation.

"Il avait peut-être sur le coeur un article qui ne lui avait pas plu (...) il devrait être au-dessus de ce genre de choses, mais franchement la délivrance du but a été telle que je pense qu'il n'a pas eu la réflexion suffisante", a-t-il dit sur RTL.

"Ce n'est pas qu'il ne s'est rien passé, mais il ne faut pas en faire une affaire", a conclu le patron de la FFF, présent en Ukraine avec les Bleus.

Pascal Liétout, édité par Grégory Blachier

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