Euro: Bert van Marwijk, le vaincu a convaincu

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Euro: Bert van Marwijk, le vaincu a convaincu
Euro: Bert van Marwijk, le vaincu a convaincu

par Theo Ruizenaar

ROTTERDAM (Reuters) - Bert van Marwijk n'était pas perçu comme le successeur idéal de Marco van Basten en 2008 mais après avoir emmené les Pays-Bas en finale de la Coupe du monde 2010 il a convaincu malgré la défaite et semble installé pour longtemps.

La fédération néerlandaise a prolongé son bail jusqu'en 2016 bien que les engagements dans la durée ne soient pas dans les habitudes de ce technicien qui a souvent bougé.

Une clause permet à Van Marwijk de se libérer si un grand club européen venait à le solliciter. Mais son palmarès ne les y incite guère car l'entraîneur de 60 ans a davantage connu de succès dans les coupes que dans les championnats au long cours.

Honnête joueur de première division, Bert van Marwijk évolue pendant dix-neuf ans au poste d'ailier pour des clubs de milieu de tableau. Sa carrière est couronnée d'une maigre sélection.

Avant même de quitter les crampons, il entame sa nouvelle vie sur les bancs et, après sept années au niveau amateur, rejoint celui du Fortuna Sittard, en première division.

En 1999, il conduit le club en finale de la Coupe des Pays-Bas, échouant face à l'Ajax Amsterdam.

La performance est cependant suffisante pour lui ouvrir les portes du Feyenoord Rotterdam, en juillet 2000. Il y conquiert, durant sa deuxième saison, la Coupe de l'UEFA 2002 après avoir éliminé les Glasgow Rangers, le PSV Eindhoven ou l'Inter Milan.

ANCIENNES GLOIRES

L'expérience suivante au Borussia Dortmund tourne court et un retour au Feyenoord enrichit son palmarès d'une Coupe nationale avant qu'il ne prenne les rênes de la sélection.

Van Marwijk s'y entoure d'anciennes gloires, à l'image de Frank De Boer et Phillip Cocu, deux joueurs comptant plus de cent matches sous le maillot orange, devenus ses adjoints.

S'il a connu des difficultés pour gérer les egos dans ses clubs, notamment à Rotterdam où il eut maille à partir avec Robin van Persie, il y parvient avec les Pays-Bas.

Beau-père à la ville du milieu de terrain Mark van Bommel, le néo-sélectionneur apaise un groupe souvent miné par les conflits internes ces dernières années.

Il affiche aussi un certain goût du risque et une grande confiance en ses hommes lorsqu'il retient Arjen Robben pour la Coupe du monde 2010 malgré une blessure. Le rôle crucial de l'ailier dans le parcours jusqu'en finale lui donnera raison.

Cette année, il devra encore faire preuve de diplomatie et assumer des choix difficiles, car son groupe regorge de talents - offensifs notamment -, dont certains resteront peut-être sur le banc, au mieux.

Le cas de l'avant-centre sera sans doute le plus compliqué à gérer, Van Marwijk devant choisir entre Robin van Persie et Klaas-Jan Huntelaar, tous deux auteurs d'une grande saison.

A l'inverse, la sélection du meneur de jeu Wesley Sneijder fait débat après une saison ratée.

Des décisions de Van Marwijk et de sa capacité à les faire accepter à son groupe dépend le succès, ou non, des Pays-Bas.

Gregory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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