Euro 2016 : quand l'histoire et la géopolitique s'invitent dans le football

le
0
Lors du match Suisse-Albanie, les frères Xhaka jouaient chacun pour une sélection différente. 
Lors du match Suisse-Albanie, les frères Xhaka jouaient chacun pour une sélection différente. 

Dans un soir de lucidité, l'auteur américain Paul Auster écrivait la plus flamboyante définition que l'on puisse donner au football : « un miracle qui a permis à l'Europe de se détester sans se détruire ». En sa qualité de sport roi, le football a cela de prodigieux qu'il est un substitut pacifique aux guerres, en même temps qu'il constitue un exutoire à tous les sentiments nationalistes et aux inimitiés entre les peuples. Non, le foot n'est pas qu'une frivolité, c'est aussi une fabuleuse catharsis. Certaines rencontres de l'Euro se doubleront, au mieux, d'un épais passé commun, au pire, d'une tension géopolitique encore bien vivace, que le foot en fête se chargera de tempérer.

Allemagne-Pologne, ça sent le soufre !

Le football a déjà donné des preuves de ranc?ur tenace entre certaines équipes. Certains se souviennent probablement de cette demi-finale de l'Euro 1988 opposant les Pays-Bas et l'Allemagne, pays hôte de la compétition, où le défenseur néerlandais, Ronald Koeman, fit mine de s'essuyer le derrière avec le maillot d'un joueur allemand devant le public allemand. À ce moment, les Néerlandais ont encore en travers de la gorge l'oppression nazie dont ils furent les victimes. Par ce geste, Ronald Koeman se servit du football comme un déversoir à la haine qui l'habitait alors. Espérons que le Pologne-Allemagne programmé jeudi ne soit pas le théâtre de scènes similaires. D'autant que Lewandowski joue...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant