Euro 2016 - Marseille : questions sur un commissaire et un préfet

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Des affrontements très violents ont eu lieu entre hooligans et a police à Marseille (AFP PHOTO / LEON NEAL).
Des affrontements très violents ont eu lieu entre hooligans et a police à Marseille (AFP PHOTO / LEON NEAL).

« Notre dispositif est adapté aux risques que comporte ce type de match sensible. Nous connaissons mieux le phénomène hooligan aujourd'hui et nous échangeons beaucoup avec les autres pays. Aucune information solide ne valide l'hypothèse d'un fight, mais nous nous sommes préparés à cette éventualité. »

Ces propos ont été tenus par le préfet des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez, dans une interview sur le site du Monde.fr, près de 48 heures avant les violences entre hooligans anglais et russes survenues à Marseille ce samedi. Une fois les dégâts constatés, c'est au tour du commissaire Antoine Boutonnet, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), d'indiquer hier à l'AFP qu'« il n'y a pas de constat d'échec » de la part des forces de l'ordre.

Mauvaise foi ou incompétence ?

À la lecture de ces déclarations, faut-il y voir de la mauvaise foi, de l'incompétence ou bien les deux ? En tout cas, un terrible manque d'efficacité ! Ces hauts fonctionnaires sont chargés d'anticiper ces situations de violence urbaine et de faire régner l'ordre public en donnant des consignes à des policiers qui n'étaient finalement ni équipés ni préparés pour ce genre de situation.

Sauf que, depuis des années, les pouvoirs publics font la politique de l'autruche pour gérer les problèmes de violence autour des stades. Leur...

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