Euro 2016-Maintien des fan zones et renforcement de la sécurité

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    PARIS, 24 novembre (Reuters) - Le gouvernement et les 
organisateurs de l'Euro 2016 de football ont décidé mardi de 
maintenir le principe des "fan zones" durant la compétition en 
dépit de la menace de nouvelles attaques, mais aussi de 
renforcer les mesures de sécurité. 
    Les attentats qui ont fait au moins 130 morts le 13 novembre 
ont posé la question du maintien de ces fan zones, censées 
accueillir des milliers, voire des dizaines de milliers de 
supporteurs dans les villes hôtes en juin et juillet prochains. 
    "Bien entendu, les fan zones qui ont été souhaitées par les 
maires comme des espaces festifs (pourront) être organisés. Nous 
mettons tout en oeuvre pour cela", a déclaré le ministre de 
l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l'issue d'une réunion à son 
ministère. 
    La sécurité à l'intérieur de ces lieux de rassemblement doit 
être assurée par des agents de sécurité privés recrutés par les 
villes organisatrices, et à l'extérieur par la police. 
    "Nous souhaitons maintenir l'organisation de ces fan zones 
(...) pour ne pas diminuer le caractère festif et populaire de 
cet événement", a justifié Alain Juppé, maire de Bordeaux et 
président de l'association des villes hôtes. 
    L'ancien Premier ministre a également évoqué "le risque, 
s'il n'y avait pas de fan zones, de voir se disséminer des 
rassemblements ou des groupements qui seraient plus difficiles 
encore à sécuriser". 
    La réunion de la place Beauvau s'est tenue une semaine et 
demie après des attaques coordonnées qui ont visé Paris mais 
également les abords du Stade de France en plein match amical 
entre l'équipe de France et l'Allemagne.  
    "Nous voulons absolument dire aux Français et aussi aux 
étrangers qui viendront nous voir (...) que tout est sous 
contrôle en la matière", a déclaré le ministre des Sports, 
Patrick Kanner.    
    Parmi les dispositions déjà envisagées figure le 
renforcement de la vidéosurveillance dans les enceintes 
sportives et, selon le gouvernement qui continue à réfléchir aux 
mesures à prendre, "rien n'est exclu". 
    "Nous serons amenés au cours des prochaines semaines (...) à 
faire des points d'étape réguliers pour rendre compte des 
conditions dans lesquelles nous faisons évoluer notre 
dispositif", a dit Bernard Cazeneuve.  
    Dix stades, notamment le Stade de France où se joueront 
entre autres le match d'ouverture le 10 juin et la finale le 10 
juillet, accueilleront les 51 rencontres de la compétition.   
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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