Euro 2016 : Les mots bleus (3)

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Euro 2016 : Les mots bleus (3)
Euro 2016 : Les mots bleus (3)

L'EDF joue l'Euro à domicile, peut-être pour le gagner. Mais au fond, on s'en fout un peu, car comme le dit Sami Frey dans Danse avec lui : " Qu'importe le but, l'important c'est le chemin parcouru... " Alors on s'est dit que c'était l'occasion de revenir sur les chemins de nos Bleus. Des victoires et des défaites, des histoires individuelles ou collectives, heureuses ou malheureuses, ancrées dans notre mémoire collective ou inconnues du grand public. Une sélection de livres estampillés " bleus " pour vous accompagner avant et pendant la compète. Parce qu'un championnat d'Europe à 24 équipes, c'est long et que ça laisse du temps pour bouquiner. Onze livres en onze points afin de mieux connaître nos Bleus.

Chronique 3 : Guy Carlier, Qui veut tuer Mathieu Valbuena ?

I. Le pitch du bouquin

Guy Carlier explique en amont : "J'aurais pu écrire un livre entier sur l'odeur du sandwich au saucisson à la mi-temps d'un match à Colombes. Alors, me direz-vous, pourquoi Montherlant, pourquoi Valbuena et pourquoi pas l'odeur du saucisson à l'ail ?" On sent que l'auteur a envie de parler ballon, mais que ça peut vite partir en cacahuète. L'ex-sniper du PAF s'explique sur le pourquoi du comment de son projet : "Parce que, un beau soir de septembre, Mathieu Valbuena, entrant sur la pelouse d'un stade Vélodrome auquel il avait donné huit années de bonheur, s'est vu pendu en effigie dans les tribunes par ceux qui l'avaient adoré." Guy Carlier s'annonce donc en mode vengeur démasqué.

II. La cote "bleue attitude"

Avec Mathieu Valbuena, il n'y a pas de demi-mesure, c'est 0 ou 100%. Des moments de solitude et de désamour (accusé d'être la taupe de Knysna en 2010, seul joueur de champ n'ayant joué aucune minute à l'Euro 2012, non sélectionné depuis septembre 2015) entrecoupés d'épisodes de gloire (Espagne-France en octobre 2012 et une entrée en jeu décisive devant sa famille franco-espagnole, l'historique France-Ukraine de novembre 2013, titulaire à la Coupe du monde 2014 au Brésil, coup franc magistral à Lisbonne il y a neuf mois). Guy Carlier résume cette histoire avec philosophie et en chanson : "J'ai écrit une chanson pour Johnny Hallyday qui s'intitulait Ce qui ne tue pas rend plus fort. C'est une phrase de Nietzsche, Johnny ne l'a jamais su. Elle symbolise parfaitement Mathieu Valbuena. À chaque souffrance, à chaque blessure, à chaque injustice, même s'il titube sous le choc, même s'il tombe parfois, il se relève et repart plus fort, plus haut. Sa carrière n'est qu'une succession d'épreuves suivies de rebonds."

III. Pourquoi faut-il lire ce livre

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Pour le plaisir de lire quelques passages de l'enfance de Guy Carlier et son amour du ballon rond pendant sa scolarité : "Un jour que nous remontions en classe après la…



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