Euro 2016-Le préfet promet de corriger le tir au Stade de France

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    PARIS, 23 mai (Reuters) - Philippe Galli, le préfet de 
Seine-Saint-Denis, a admis lundi qu'il y avait eu des 
dysfonctionnements samedi soir dans la sécurité lors d'un match 
au Stade de France, et qu'il fallait corriger le tir à trois 
semaines de l'Euro 2016. 
   La finale de la Coupe de France, remportée par le Paris 
Saint-Germain, a été émaillée d'incidents, des supporteurs 
marseillais ayant lancé des pétards, fumigènes, cailloux et 
autres objets contondants, et même allumé des incendies. 
   Outre l'inefficacité des fouilles, il y a eu d'importants 
mouvements de foule pour forcer les barrages d'entrée, pour 
dernier match-test avant l'Euro. 
   De nombreux supporteurs des deux équipes ont tourné autour du 
stade pour trouver leur accès au parvis, seuls quatre points de 
passage étant ouverts contre 26 avant les attentats de Paris en 
novembre. 
   Philippe Galli a dit vouloir s'expliquer avec la Fédération 
française de football (FFF), organisatrice de la finale, et 
l'Union des associations européennes de football (UEFA), 
organisatrice de l'euro. 
    "Quand le système est sous tension, il a cédé sur une 
certain nombre de points. Il va falloir y remédier", a-t-il dit 
sur Europe 1, soulignant que certains points faibles "ne sont 
pas acceptables". 
    Le préfet a reconnu que les forces de l'ordre ont été 
"débordées par la pression des supporters" en raison de la 
limitation des points d'accès au stade. 
    Il a souligné qu'une partie des forces de l'ordre qui sont 
habituellement appelées en soutien aux contrôles et aux fouilles 
ont été "retenues samedi pour du maintien de l'ordre, notamment 
à la sortie du RER". 
    La signalisation de l'Euro n'était pas encore en place, ce 
qui explique que des spectateurs se soient perdus, a précisé 
Philippe Galli. 
    Il a également reconnu qu'il allait falloir "traiter" le 
problème des "fouilles qui ne sont pas faites systématiquement 
et qui ne sont pas faites de la même façon". 
    "On voit clairement sur les vidéos de surveillance qu'un 
certain nombre d'objets sont passés une fois les fouilles 
effectuées, à travers les grillages", a-t-il expliqué. 
    Il a cependant précisé que le bâchage d'une partie des 
grillages n'était pas encore terminé mais qu'il devrait l'être 
d'ici le 10 juin prochain et le début de l'Euro. 
    Concernant les feux de papiers et de tissus, dont certains 
ont duré dix minutes, Philippe Galli a également minimisé, 
soulignant dans Le Parisien que "l'image était négative" mais 
qu'il n'y avait pas de risque de propagation. 
    "Le stade n'est pas en bois", a-t-il dit, précisant qu'il 
allait vérifier pourquoi les stadiers avaient mis autant de 
temps à intervenir. 
    Le préfet a également insisté sur le fait qu'il n'y avait eu 
aucun problème lors des six précédents matches ayant permis de 
tester le système de sécurité.   
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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