Euro 2016, la fin du football de possession ?

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Euro 2016, la fin du football de possession ?
Euro 2016, la fin du football de possession ?

Espagne, Croatie, Belgique, Allemagne... Les équipes les plus techniques et ambitieuses dans le jeu ne sont pas arrivées au bout de l'Euro. Au contraire d'une France plus polyvalente et d'un Portugal au pragmatisme extrême. La fin d'une époque dominée par l'Espagne et l'Allemagne ou une simple parenthèse ?

En tombant contre la France, l'Allemagne a marqué la fin d'un dogme qui perdurait comme vérité absolue depuis 2008 : possession = victoire. Entre la grande Espagne d'Aragonés et Del Bosque, puis la Nationalmannschaft de Joachim Löw, le succès en grandes compétitions internationales devait passer par une maîtrise des débats et le pied fermement posé sur le ballon. L'Euro 2016, en positionnant la France et le Portugal pour se disputer la couronne continentale, a donc révélé qu'il était encore possible de gagner autrement, en laissant l'initiative du jeu à l'adversaire. Une vérité qui ne surprend pas plus que cela l'entraîneur du Stade rennais, Christian Gourcuff, car " avoir la possession, c'est important, c'est valorisant, mais si vous n'avez pas la percussion, les joueurs offensifs en mesure de profiter de cette possession, cela ne sert à rien. "


En clair, Allemands, Espagnols, mais aussi Belges ou Croates n'ont pas eu le facteur X dont profite la France avec Antoine Griezmann. " La Croatie a eu beaucoup d'occasions contre le Portugal, mais finalement ces derniers ont gagné en mettant au fond la seule qu'ils ont eue ", analyse le sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine, Mécha Baždarević. Même constat à propos de l'Allemagne par Gourcuff : " Contre la France, l'Allemagne a fait une première période de très haut niveau, avec beaucoup de maîtrise, et la France a dû s'accrocher au résultat, s'en remettre aussi à son gardien. Mais avec un Müller à son meilleur niveau ou un Gómez sur le terrain, cela aurait peut-être été différent. " Seul contre-exemple, l'Espagne, qui disposait dans ses rangs d'un Álvaro Morata au talent rare. " C'est un attaquant merveilleux, avec un potentiel incroyable, mais contre l'Italie, le collectif derrière n'a pas su le mettre dans les meilleures dispositions, alors que dans un match plus facile contre la Turquie, il avait été impressionnant ", soutient Baždarević. Un exemple qui nous montre " que pour aller au bout d'un tournoi international, il faut beaucoup d'ingrédients ". Ce dont dispose la France.

Baždarević : " On va retrouver une grosse équipe d'Espagne, peut-être…




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