Euro 2016 : l'incroyable destin de l'Islande

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La joie des joueurs islandais après avoir tenu en échec Saint-Étienne (1-1) mardi dernier.
La joie des joueurs islandais après avoir tenu en échec Saint-Étienne (1-1) mardi dernier.

Il rêve de tourner un film d'horreur. Pourtant, en ce mois de juin, Hannes Halldórsson est gardien de but. Mardi dernier, il protégeait les cages de l'Islande face aux assauts des Portugais emmenés par Cristiano Ronaldo (1-1). À 32 ans, le portier a une histoire aussi atypique que son pays qui a réussi à se faire une place sur la carte du football mondial.

C'est la première fois que ce pays de 330 000 habitants ? soit l'agglomération de Reims ? se qualifie pour l'Euro de football. Mieux, l'exploit face au Portugal lors de son premier match (1-1) permet aux 20 000 fans islandais présents en France ? soit 6% de la population ? de croire en une qualification en huitième de finale.

Seulement deux terrains artificiels en 1990

Mais comment un pays qui ne compte que 23 000 licenciés et seulement 100 joueurs professionnels s'est-il invité dans l'une des compétitions les plus relevées au monde ? L'Islande se heurtait à une difficulté majeure pour la pratique du football : le climat hostile, qui empêche souvent de s'entraîner à l'extérieur. Pire, les terrains manquaient. Au début des années 1990, le pays ne comptait que deux terrains artificiels ! Le gouvernement a alors mis en place un plan structurel pour développer la pratique du football. Les municipalités ont été encouragées à bâtir des terrains. Désormais, l'Islande compte sept terrains couverts et six demi-terrains.

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