Euro 2016 - Bleus - Rami : « Personnellement, je me sens mieux »

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Adil Rami ne devait pas jouer l’Euro, le voilà titulaire. Il était critiqué après son retour, il est aujourd’hui à la tête d’une défense redevenue solide. Le Sévillan se retourne sur ce premier tour et sent l’équipe de France en progression. Et lui aussi.

[fpvideo mediaid='digiteka' url='http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01896197/zone/1/showtitle/1/src/uxfmuk'] DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU STADE PIERRE MAUROY DE LILLE-METROPOLE Adil Rami, l’équipe de France finit première de son groupe. C’était l’objectif à Lille ? Oui, l’objectif est atteint. Après, on voulait sortir de ce match avec une victoire, ça n’a pas été fait, mais nous avons bien défendu notre première place. Le point positif, c’est qu’on finit ce match avec zéro but encaissé. On a l’impression que la défense se solidifie... Ça fait longtemps qu’on discute. On savait qu’on avait beaucoup de chemin à faire, beaucoup de travail. Nous étions conscients de tout ça et on a vraiment travaillé énormément là-dessus. Nous sommes en huitièmes de finale, les choses vont commencer à se corser. A nous de nous adapter, à discuter et à travailler. Sur quoi avez-vous le plus progressé défensivement ? L’équilibre, la couverture, la communication… C’est très difficile de s’adapter. Ça fait un an que je joue à Séville, où nous jouons avec un système différent car on défend différemment dans le football espagnol. Là, je suis arrivé au dernier moment, il a fallu m’adapter. Le problème n’était pas Laurent Koscielny, c’était plus moi. J’ai travaillé peut-être plus que les autres pour arriver à un niveau correct et aujourd’hui, ça a payé et je me sens de mieux en mieux. A Séville, on défend plus haut. Dans le foot espagnol, on part plus sur un pressing. Parfois, ça nous arrive de défendre très bas pour pouvoir contrer. Là, rien n’est fini car on rentre dans le dur.

Rami : « Ça va être long jusqu’à dimanche »

Voyons-nous le meilleur Rami actuellement ? Personnellement, je me sens mieux dans le groupe, je commence à connaître les qualités de chacun, les défauts, le groupe tactiquement aussi. Je me sens mieux, plus à l’aise. Le meilleur de moi ? Je ne pense pas mais j’espère que j’atteindrai mon meilleur niveau dans les prochains matchs. Vous avez pris un carton qui peut coûter cher. Est-ce qu’il changera votre façon de défendre ? Il y a ce carton. Il m’embête mais je l’ai pris car je n’avais vraiment pas envie qu’il y ait un contre favorable très dangereux pour l’équipe. Je l’accepte. Après, si jamais je ne peux pas me retenir sur les huitièmes, on a un groupe de 23 joueurs. Si je prends un carton jaune, on rappelle un des 23. Huit jours sans match, ça ne va pas être trop long ? Ça va être très long, très très long. On a une pression en nous qui fait qu’on a envie de jouer plus rapidement, d’aller au bout rapidement. Maintenant, on sait qu'on doit patienter et passer les étapes.

Rami : « Je suis un ancien jardinier »

L’équipe est-elle plus forte qu’avant la Roumanie ? Oui car on se connaît mieux, on travaille plus collectivement. On peut être meilleur dans la possession. Mais ce que je retiens, c’est la qualification, la première place et zéro but encaissé. Après, c’est difficile pour les jardiniers aussi, car je suis un ancien jardiner, mais c’est dur de jouer sur un terrain comme ça. On essaie d’être concentré. L’intelligence du footballeur, c’est de s’adapter sur quoi on joue. En quoi vous pouvez progresser pour les huitièmes ? Plus de maîtrise collective peut-être. Gérer et être plus attentif sur certains contres aussi. Le terrain était très moyen, on a aussi un peu reculé car avec un nul, on était premier. Peut-être qu’on a un peu reculé à cause de ça face aux Suisses.
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